09.07.2011
Une 'police des esprits' financée avec l'argent de nos impôts discréditée
Moment d'anthologie dans l'histoire de la lutte antisecte en France, le 15 juin dernier:
Il semble que le message 'inquisiteur' de la MIVILUDES fatigue bel et bien les médias. Pour la première fois Georges Fenech, président de la Mission interministériel de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a été confondu à la télé (sur I-télé ) par un journaliste qui va au fond des choses au sujet de la pertinence de son action ...D'ailleurs le titre de l'émission est "anti-sectes ou police des esprits ?". Il est vrai que l'invité n'est pas habitué à se manque d’allégeance, d'autant plus qu'il a souvent vendu son concept sectophobe lors d'émissions montées de toutes pièces, sans contradictoire. C'est pourquoi sur le plateau M.Fenech s'est trouvé bien mal à l'aise devant Robert Ménard un journaliste objectif, au point de tomber dans l'incohérence et le grotesque. Jugez-en par vous même :
R. Ménard : (…) « En gros le 21 décembre 2012, c’est la fin du monde et donc vous dites, attention, si j’ai bien compris, qu’il n’y ait pas des gens qui prennent ça au sérieux et qui se disent, je ne sais pas, des suicides collectifs, enfin des folies comme ça. Vous en faites pas un peu trop pour quatre fous furieux, honnêtement ? »
G. Fenech : « Robert Ménard, l’Ordre du Temple Solaire en 1995, 16 morts… ».
R. Ménard : « Je me souviens, oui ».
G. Fenech : « Dans le Vercors, partis sur l’étoile de Sirius ».
R. Ménard : « Vous croyez vraiment qu’on peut revivre quelque chose comme ça ? ».
G. Fenech : « Le Temple du Peuple du Guyana, 900 morts, dont 274 enfants, 1000 morts en Ouganda, 12 morts dans le métro de Tokyo. Quand on a affaire à des illuminés qui exploitent ces peurs, la fin du monde, vous savez, c’est la 183ème depuis la chute de l’Empire romain ».
R. Ménard : « Y a toujours des fous, qu’est-ce que vous allez faire, vous allez vous planter là pour les empêcher ? ».
G. Fenech : « L’exploitation mercantile de ce phénomène 2012, de ce buzz Internet médiatique basé sur le calendrier maya pour exploiter ces peurs. Vous avez des gens qui se laissent avoir. C’est leur droit de croire en la fin du monde. Moi ce que je veille, hein, … ».
R. Ménard : « Quoi, c’est qu’ils entrainent pas avec eux un certain nombre de gens ».
G. Fenech : « Je suis un petit peu, non pas sur le chemin de Compostelle, mais sur le chemin qui mène à Bugarach (…) pour prendre une comparaison je suis un peu le radar pédagogique sur ce chemin ou les annonces sur un paquet de cigarettes : vous avez le droit de fumer mais vous savez à quoi vous vous exposer. Vous avez le droit d’aller dans ces formations sectaires (…) mais sachez qu’à un certain moment, vous risquez gros ».
R. Ménard : « Deuxième partie du rapport alors, ça me semble autrement plus grave, si je peux me permettre, les gourous thérapeutiques enfin tous les charlatans !, qui racontent qu’ils vont guérir le cancer avec du jus de citron ou que sais-je encore, il y en a beaucoup en France ? ».
G. Fenech : « Il y en a beaucoup, il y en a des milliers. Il y en a des milliers aujourd’hui ».
R. Ménard : « Mais qui viennent en plus de la médecine traditionnelle ou qui devant la peur des gens, qu’on comprend quand on sait plus où on va, proposent des alternatives et donc les risques que ça représente ».
G. Fenech : « On est là aussi sur un terrain des libertés, chacun a la liberté de se soigner comme il veut, de se laisser mourir s’il le veut, c’est la loi Kouchner. Nous, ce que nous faisons, nous avertissons les citoyens avec le Ministère de la santé. Attention, vous avez des gourous thérapeutiques qui vont exploiter une souffrance, une peur, le cancer ça fait peur, la première cause de mortalité en France. (…) Eh bien vous avez ces gourous qui disent : « La médecine, abandonnez, abandonnez la chimiothérapie, ça va vous faire du mal, nous on sait d’où vient votre cancer (…) ». C’est contre ça qu’on lutte ».
R. Ménard : « Absolument et moi j’ai envie de vous applaudir trois fois quand vous dites ça. Est-ce que quand même vous en faites pas trop ? Parce que j’ai quand même en mémoire, à un moment donné c’était le coaching qui posait problème, après c’était les psychanalystes ».
G. Fenech : « Ça pose toujours problème ».
R. Ménard : « Enfin quand même pas tout, il y a des choses sérieuses, il y a des choses dangereuses, vous l’avez dit, et il y a des choses qui sont de la bêtise à l’état pur (…). Vous n’allez pas emprisonner tous les abrutis ».
G. Fenech : « Euh, non parce qu’il faudrait construire beaucoup… ».
R. Ménard : « Non, vous en faites pas trop sérieusement ? ».
G. Fenech : « Ecoutez, moi, ce que je crois, c’est qu’on vit dans un système de liberté que nous respectons, liberté de croyance, d’association… La ligne jaune, ma ligne conductrice, c'est tout ce qui trouble l'ordre public, tout ce qui enfreint la loi, tout ce qui est un risque pour la santé publique et surtout les enfants qui sont concernés ».
R. Ménard : « Le coaching et les enfants, c’est quoi ? »
G. Fenech : « Le coaching, c’est très bien, le développement de soi, etc. Simplement, ce qui nous attire dans ces organismes de formation professionnelle : on vous dit pas que, derrière, on va vous distiller des principes de Ron Hubbard, fondateur de l’Eglise de Scientologie, par exemple ».
R. Ménard : « On y va justement. Alors, c’est ça où il y a le problème, quand même. (...) Les Témoins de Jéhovah, c'est une secte pour vous ? Vous l’avez dans votre liste ».
G. Fenech : « Moi, je ne sais pas ce que c’est qu’une secte, je n’ai pas de liste, vous posez des questions, je vous réponds. Il n’y a pas de définition juridique d’une secte, je ne lutte pas contre les sectes ».
R. Ménard : « Vous considérez que les Témoins de Jéhovah sont des gens dangereux ? ».
G. Fenech : « Je considère que les Témoins de Jéhovah posent des problèmes réels à l’ordre public ».
R. Ménard : « Comment vous avez réagi au fait que maintenant dans les prisons, vous l’avez vu, les Témoins de Jéhovah vont obtenir des aumôniers ? C’est une secte ou pas une secte, il faudrait savoir ? Vous, vous êtes interministériel et vous dites : « C’est une secte », quoi que vous ayez comme prudence ici et on voit le Ministère de la justice se faire condamner parce qu’il n’y a pas jusqu’à présent d’aumôniers Témoins de Jéhovah. Est-ce que là vous sortez pas de votre job pour aller sur le domaine des croyances des gens ? Et j’ai le droit de croire si je veux à ce que je veux ».
G. Fenech : « Votre interrogation, elle est légitime mais pour comprendre ce problème, il faut savoir d’abord que cette décision de condamnation, qui est réelle, n’est pas définitive... ».
R. Ménard : « On verra, on verra, mais c’est signe d’un malaise, quand même, que c’est pas aussi simple que vous le dites ».
G. Fenech : « Moi je ne suis pas contre à ce qu’un ministre du culte des Témoins de Jéhovah aille rencontrer un Témoin de Jéhovah qui le souhaite lors d’un parloir cultuel. Là où je suis beaucoup plus réservé, c’est de donner un statut d’aumônier qui est un statut… ».
R. Ménard : « Pourquoi ? ».
G. Fenech : « …où on a les clés de la prison, parce que c’est une organisation qui fait du prosélytisme et il risque de se produire un désordre ».
R. Ménard : « Attendez, il y a des catholiques qui font du prosélytisme... »
G. Fenech : « Non ».
R. Ménard : « Il y a des protestants, vous rigolez. Il n’y a pas des regroupements protestants qui font du prosélytisme ? Ceux qui gagnent le plus en adeptes en ce moment, ce sont les sectes protestantes ! ».
G. Fenech : « Vous avez jamais vu chez vous arriver deux personnes ? (…) Vous avez vu des catholiques ou des protestants ? »
R. Ménard : « Et ça vous gêne ? »
G. Fenech : « Mais ça ne me gêne pas, sauf que quand on est en prison c’est un lieu protégé, on a une population de détenus fragiles et il faut les protéger. Alors je suis pour l’exercice du culte… Ce sont les modalités… »
R. Ménard : « Mais s’ils ont envie de croire à ça ; c’est comme les scientologues, c’est leur droit, c’est une autre secte ».
G. Fenech : « Si les gens veulent se laisser mourir et refusent une transfusion sanguine, c’est leur droit. Moi ça me choque, je vais vous dire franchement, surtout quand il s’agit d’enfants, d’ailleurs… ».
R. Ménard : « Attendez, il y a des manières de lutter contre ça. Non mais ce que je veux dire, c’est que appeler « secte » l’Eglise de Scientologie, ça peut paraître des hurluberlus complets, en même temps, en même temps, Nicolas Sarkozy, je vous rappelle qu’il avait reçu Tom Cruise qui est quand même l’ambassadeur de l'Eglise de Scientologie. Là aussi, alors, c’est une secte ou pas ? Là encore, est-ce que vous ne vous mêlez pas, au fond, de ce qui ne vous regarde pas ? ».
G. Fenech : « Je ne suis pas une police de la pensée ».
R. Ménard : « Un petit peu ».
G. Fenech : « Je ne suis pas une police de l’esprit ».
R. Ménard : « Un petit peu ».
G. Fenech : « Des esprits criminels, oui ».
R. Ménard : « Non mais attendez, là… »
G. Fenech : « Ceux qui enfreignent la loi, oui ».
R. Ménard : « Là oui, mais on les sanctionne comme on sanctionne, vous, si vous faites quelque chose de pas bien ».
G. Fenech : « Bien sûr, bien sûr, mais moi je ne suis pas là pour sanctionner, je suis une institution… »
R. Ménard : « Enfin quand vous montrez du doigt, ça stigmatise… ».
G. Fenech : « Je fais de la prévention. Oui, il m’arrive de stigmatiser certains mouvements parce qu’ils sont porteurs de danger ».
R. Ménard : « Je me rappelle en 1995, c’était pas vous, les Témoins de Jéhovah avaient été montrés du doigt, il y avait des salles qui avaient été brulées, des Témoins de Jéhovah qui avaient été agressés ».
G. Fenech : « C’est regrettable ».
R. Ménard : « Mais oui mais non, c’est parce qu’on avait dit « c’est une secte, il faut leur taper dessus » ».
G. Fenech : « C’est regrettable, c’est regrettable, nous on tape sur personne, on dénonce des dangers ».
R. Ménard : « Mais même aux Nations-Unies, ils ne sont pas d’accord avec vous, rappelez-vous, ils ont posé des questions, je me rappelle de résolutions des Nations Unies, de prises de position en disant : « Attention, en France on a une drôle de conception des sectes ».
G. Fenech : « Ce sont des ONG qui sont des faux nez de ces organisations sectaires qui sont accréditées auprès des Nations Unies ».
R. Ménard : « Alors ça, c’est trop facile quand c’est les Nations Unies qui vous remettent en cause ».
G. Fenech : «Non, c’est pas les Nations Unies… ».
R. Ménard : « Quoi, ils sont infiltrés par les sectes ? ».
G. Fenech : « … Ce sont des ONG qui sont des faux nez encore une fois, qui sont accréditées auprès du Conseil de l’Europe, auprès de l’ONU, auprès des instances internationales, elles font un lobbying extraordinaire. Encore une fois je respecte l’Etat de droit et les libertés, ce qui m’importe c’est de protéger les populations vulnérables contre des charlatans !, qui vous promettent monts et merveilles et au final vous perdez tout, y compris votre vie ».
R. Ménard : « Georges Fenech, merci, je ne sais plus qui c’était qui disait : « Une Eglise, c’est une secte qui a réussi », mais ce n’est pas votre point de vue (…)».
Vous avez bien entendu; Monsieur Fenech, président de la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires "ne sait pas ce qu'est une secte", donc on se demande sur quelle base il peut définir une dérive sectaire !!!
Quand on sait que le crédit de fonctionnement de la Miviludes tourne aux alentours de 150 000 € par an à quoi sert donc l'argent de nos impôts ? Il y a des mouvements dangereux et cela personne ne peut le nier, par exemple les satanistes, et pourtant sur quoi se focalisent les membres de la MIVILUDES à la télé ...?
Il n'est pas difficile de savoir si l'argent de nos impôts est bien utilisé compte tenu des résultats désastreux de cette Mission pourtant labélisée 'officielle' !
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Commentaires
Écrit par : Baudouin | 10.07.2011
Pourquoi ne voit-on jamais de catholiques ou de protestants venir chez les gens leur parler des bonnes nouvelles contenues dans la Bible, si eux aussi sont Chrétiens ?
Après tout, n'est-ce pas un ordre de Jésus, une mission qu'il a confié à ceux qui seraient ses disciples ?
Evangile de Marc, Chapitre 6 versets 7 à 12 :
Or il fit venir les douze ; et il commença à les envoyer deux par deux, et il leur donnait pouvoir sur les esprits impurs. 8 De plus, il leur ordonna de ne rien prendre pour le voyage, qu’un bâton seulement : pas de pain, pas de sac à provisions, pas de pièces de cuivre dans leurs bourses de ceinture, 9 mais de se chausser de sandales, et de ne pas porter deux vêtements de dessous. 10 Il leur dit encore : “ Partout où vous entrerez dans une maison, restez-y jusqu’à ce que vous sortiez de ce lieu. 11 Et partout où un lieu ne vous recevra pas et ne vous entendra pas, en sortant de là secouez la terre qui est sous vos pieds, en témoignage pour eux. ” 12 Ils partirent donc et prêchèrent pour que les gens se repentent ; 13 et ils expulsaient beaucoup de démons et enduisaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient.
Evangile de Luc, Chapitre 10, versets 1 à 6 :
Après ces choses, le Seigneur en désigna soixante-dix autres et les envoya deux par deux en avant de lui dans toute ville et tout lieu où lui-même allait arriver. 2 Et il leur disait : “ Oui, la moisson est grande, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. 3 Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux parmi les loups. 4 Ne portez ni bourse, ni sac à provisions, ni sandales, et en chemin ne serrez personne dans vos bras en signe de salut. 5 Partout où vous entrerez dans une maison, dites d’abord : ‘ Paix à cette maison. ’ 6 Et s’il y a là un ami de la paix, votre paix reposera sur lui. Mais si ce n’est pas le cas, elle reviendra vers vous.
- Livre des Actes des Apôtres, chapitre 5 verset 41:
Ceux-ci donc s’en allèrent de devant le Sanhédrin, se réjouissant parce qu’ils avaient été jugés dignes d’être déshonorés pour son nom. 42 Et chaque jour, dans le temple et de maison en maison, ils continuaient sans arrêt à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle concernant le Christ, Jésus.
- Livre des Actes des Apôtres, chapitre 20 versets 18 à 21:
18 Quand ils furent arrivés près de lui, il leur dit : “ Vous savez bien comment, depuis le premier jour où j’ai mis le pied dans [le district d’]Asie, j’ai été avec vous tout le temps, 19 travaillant comme un esclave pour le Seigneur, avec la plus grande humilité, avec larmes et dans les épreuves qui m’arrivaient par les complots des Juifs ; 20 tandis que je ne me retenais pas de vous annoncer toutes les choses qui étaient profitables et de vous enseigner en public et de maison en maison. 21 Mais j’ai pleinement rendu témoignage tant devant les Juifs que devant les Grecs sur la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus.
Pour conclure, nous pourrions citer ce raisonnement de Gamaliel, rabbin estimé à l'époque de Jésus et de ses premiers disciples, qui essaya de faire raisonner ses confrères du Sanhédrin - Tribunal Suprême des Juifs à cette époque -, qui voulaient condamner les disciples de Jésus pour leur prédication. Il leur dit :
"38 Aussi, dans les circonstances présentes, je vous le dis : Ne vous occupez pas de ces hommes, mais laissez-les (parce que, si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle sera renversée ; 39 mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les renverser) ; sinon il se peut que vous soyez trouvés comme des hommes qui combattent en fait contre Dieu." - Livres des Actes des Apôtres, Chapitre 6 versets 38 et 39
Écrit par : Lire la Bible | 13.07.2011
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