22.09.2009
Une loi sous la pression ou par dépit ?
Que se trame-t'il encore à l'Assemblée nationale contre les minorités de conviction ? Selon le magazine Le Point, le 4 septembre dernier, Olivier Morice, avocat des parties civiles dans le procès de la Scientologie, avait "prévenu" la Miviludes de la modification législative au sujet de la dissolution pour les personnes morales en cas d'escroquerie (Article 124 de la Loi sur la simplification du droit). A la suite de cela, faisant le lien avec son procès en cours, les médias se livrent à un véritable lynchage public de la Scientologie en France. Tout d'un coup, on l'accuse d'infiltrer les milieux de l'Assemblée nationale. Or là ou cela nous interpelle c'est qu'on est en France. Ceux qui luttent depuis des années pour la liberté de religion et de conscience savent très bien que cette éventualité est impossible ici. Qu'est-ce que cela nous apprends sur l'évolution du climat politico-médiatique en rapport avec la chasse aux "sectes" en France ?
Pour y répondre, il est intéressant de noter le communiqué de presse de CAP LC :
Réponse à l’hystérie de quelques parlementaires en pleine crise anti-spirituelle: ( Thierry Bécourt -Le 21/09/09)
"La semaine qui vient de s'écouler a vu exploser cette fameuse affaire de la Scientologie, qui a tenu en haleine tous les médias français. Accusée d'avoir infiltré les rouages de l'Etat pour modifier un article de loi en sa faveur, la Scientologie en fait n'y était pour rien. C'est M. Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, lui-même qui le confirme: "le président de l'Assemblée a assuré samedi que la loi interdisant de dissoudre une association pour escroquerie, dont bénéficiera la Scientologie, n'avait été dictée par "aucune interférence extérieure"."
Il faut donc constater deux atteintes graves au principe de la présomption d'innocence: tout d'abord, suite au procès de juin 2009, la Scientologie était présentée comme coupable d'escroquerie et susceptible de dissolution alors que le jugement sur cette affaire ne sera rendu public que le 27 octobre; ensuite la Scientologie était accusée urbi et orbi d'avoir manœuvré frauduleusement pour modifier un article de loi en sa faveur.
Mais voilà: le président de l'Assemblée Nationale l'a confirmé: aucune interférence extérieure. (...) Mme Charline Delporte, présidente de l'Adfi-Nord retrouve également les honneurs de la presse. Le démenti de M. Accoyer n'est pas arrivé jusqu'à elle. Le doute n'existe pas pour elle."
http://www.coordiap.com/0909actualite-sectes-151138.htm#f...
Voir aussi l'analyse pertinente et détaillée de Paul Vinel, intitulé "Jour de folie à l'Assemblée Nationale":
http://www.coordiap.com/tribune-libre-sectes-hysterie-fra...
Il nous paraît donc surprenant d'entendre dans les médias l'existence d'une infiltration de l'Assemblée nationale par la Scientologie alors que toutes les personnes bien informées savent bien que la franc-maçonnerie y est très bien implantée. Il faut se rappeler que les franc-maçons mènent un véritable combat contre la spiritualité. Leurs nombreux débats montrent que cela les préoccupent [1].
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Le Jeton Franc-maçon : 'le St. Michel Or. Le Paris '- Anno 5802
Texte : 'Dispersit superbos'
(« distraire les orgueilleux »)
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Aussi, il est surprenant de constater que M.Brard, et M.Vuilque -qui sont pourtant des personnes extrêmement motivées pour dissoudre les sectes- aient pu laisser passer une loi comme celle là. Nous nous posons donc nous aussi la question à savoir si tout ceci n'est pas une mascarade bien concoctée semblable à "l'affaire du massacre du Temple solaire" pour émouvoir une opinion publique lassée de constater un décalage entre la sectophobie et la réalité. Si c'est le cas alors c'est un formidable aveu d'échec de leur part ! Nous espérons que l'avenir nous le révèlera.
[1] En avril et mai 2009, le Grand Orient de France avait organisé une série de réunions consacrées à la Lutte contre les dérives sectaires. Il y avait une certaine Catherine Picard, présidente de l'Unadfi qui concluait sur Le Créationnisme et les sectes.
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