25.10.2011
Les Témoins de Jéhovah réhabilités en dépit des errements de la MIVILUDES
Il semble que la stigmatisation des témoins de Jéhovah est arrivé à bout de souffle, malgré l'acharnement de leurs détracteurs auparavant hyper médiatisés. Dorénavant mieux connus, la presse les traite comme étant une religion et non plus sous l'habituelle rubrique "sectes". Mais quelques contradictions subsistent. Décryptage.
Une reconnaissance à tous niveaux
- Le Conseil d'Etat en date du 23 juin 2000. Une décision majeure reconnait les associations locales et régionales pour le culte des Témoins de Jéhovah comme « cultuelles » au sens de la loi du 9 décembre 1905, considérant que ces activités ne menacent aucunement l'ordre public.
- Le Ministère de l'Intérieur, par le biais du Bureau des cultes, les désigne comme 'la cinquième religion de France'.
- La presse. L'article du journal "Le Monde" en date du 7 juin 2010 et intitulé : « Reconnaissance à la française des Témoins de Jéhovah », les présentait déjà comme une 'religion'.
- La Cour européenne des droits de l'homme a depuis longtemps rendu plusieurs décisions concernant leur statut de "religion" dans ce sens. La dernière affaire sur la taxation en juillet dernier a même établit au niveau européen ce statut.
- La télévision. Dans son JT de 20 heures du 24 juillet dernier un reportage de TF1 évoquait le statut cultuel des Témoins de Jéhovah suite à l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme concernant la taxation en faisant remarquer que la MIVILUDES avait "minimisée" la portée de cette victoire juridique.
- Enfin, la plupart des dictionnaires. Ils donnent une définition plutôt consensuelle en ce qui les concerne. Par exemple les dictionnaires Larousse et Hachette 2011 les définis ainsi:"Groupe religieux fondé en 1974 aux États-Unis par Charles Taze Russell (1852-1916)"
Qu'est-ce qui entretient alors la désinformation à leur sujet ?
Une police de la pensée qui sème la confusion
Interrogé par Radio Vatican le 15 octobre 2010 qui lui demandait « Comment définit-on les dérives sectaires ? », M. Fenech, pourfendeur de sectes, répondait : « Nous n'avons pas de définition, ni d'une secte, ni d'une dérive sectaire ». C'est bien là quelque chose d'assez extraordinaire qu'un organisme public financée par l'argent de nos impôts et chargé de prévenir la population contre les dérives sectaires qui avoue finalement ne rien connaître au sujet ! Quelle aberration !
Or voilà que le Sénat passé à gauche s'apprête à voter définitivement un amendement déposé par le député Philippe Vuilque (et proposé auparavant par le député Alain Anziani le 18 novembre 2010) pour demander l'impunité totale dans la diffamation des minorités religieuses.
Dans sa belle et passionnante tribune, Christian Paturel révèle très justement que dans la pratique, et dans l'état actuel du droit, il est possible de passer outre cette loi, si un plaignant saisit le Conseil Constitutionnel pour la déclarer inconstitutionnelle (selon l'article 15) si ce dernier la considère comme telle. En dernier lieu, puisque la justice française semble être vulnérable aux instrumentalisations politiques (comme le montre l'affaire de la taxation), il peut être possible de saisir la Cour européenne des droits de l'Homme.
Il va sans dire que les Témoins de Jéhovah sont bien connus des chercheurs et sociologues et que les accusations qu'on pourra leur porter devront être en accord avec la réalité sur le terrain. Des insinuations non vérifiables et 'sorties des sentiers battus' vont être vite démontées ce qui ne fera qu'encore plus discréditer la MIVILUDES.
Du coup à des allégations non avérées même officielles il suffira d'opposer comme argument le manque de preuves.
La tendance à bâcler ce genre de sujet, sans preuves, avec des amalgames, des chiffres fantaisistes, des clichés, des suspicions et des confusions dessert la MIVILUDES. Elle dénote au mieux un manque de sérieux au pire une volonté de manipulation qui est peu convainquante pour des journalistes professionnels ou des pouvoirs publics comme le Conseil Constitutionnel.
Pour une mission qui se fait la chantre de la morale et de la lutte contre les manipulations cela fait vraiment tâche !
Finalement en demandant l'immunité la MILUDES ne fait que renforcer son peu de crédit et son peu de consistance dans ses affirmations. On ne pouvait escompter mieux d'une 'Police de la pensée' en décalage avec la réalité.
La lucidité face aux dérives de la 'Police de la pensée'
Des députés se sont récemment réunis pour célébrer les 10 années de la Loi About Picardl. Or au bout de tant d'années le bilan de cette loi est sans équivoque : une seule condamnation en 10 ans, d'après les recherches effectuées par CAPLC, et pour un mouvement supposé sectaire, ce qui est un bilan bien maigre.
Dans cet emballement politicien qui vire à la cacophonie il faut s'attendre à d'autres combines de ce genre en période de crise.
Heureusement que des voies s'élevent contre ces dérives.
Ainsi le 13 octobre dernier, le sénateur Jean Louis Masson a fait part de son indignation concernant 'les persécutions fiscales' dont furent l'objet les Témoins de Jéhovah dans une question écrite publiée dans le JO du Sénat (N°20351).
Il indique que "la liberté de religion est une garantie constitutionnelle et qu'elle ne peut être à géométrie variable, c'est-à-dire s'appliquant à certains et pas à d'autres. Au moment où, malgré la loi de 1905, certains responsables politiques envisagent de financer indirectement la création de lieux de culte musulman, il est d'autant plus regrettable que l'on essaye par d'autres biais, et notamment par des persécutions fiscales, de nuire au développement d'autres religions. Dans son arrêt du 30 juin 2011, la Cour européenne des droits de l'homme a notamment condamné la France pour les mesures prises à l'encontre des Témoins de Jéhovah. Il lui demande donc s'il envisage d'en tirer au plus vite les conséquences pour qu'on cesse définitivement de harceler certaines religions minoritaires. Plus précisément dans le cas d'espèce, il lui demande si le Gouvernement a l'intention d'appliquer de bonne foi la décision susvisée de la Cour européenne des droits de l'homme."
Ce que dit ici le sénateur est intéressant puisqu'il reconnaît que la Loi de 1905 n'est pas toujours appliquée. Et que dans le même temps quand elle l'est elle est à géométrie variable.
Le besoin de contrôler le paysage religieux
La loi de 1905 n'est donc pas toujours appliquée; et ce n'est pas la MIVILUDES qui loin d'être impartial va améliorer les choses. Le paysage religieux change et ses bouleversements doivent conduire à la formation d'un autre organisme plus compétent et dont la focale soit plus élargie; qui soit réellement au service du public en informant correctement les citoyens des 'dérives confessionnelles', du fait qu'on ne peut définir une secte.
Autre errement; CAPLC nous apprend aussi que l’Université Paris Descartes a comme projet de formation: un « Diplôme Universitaire sur l’Emprise sectaire, processus de vulnérabilité et enjeux éthiques »:
'En 2007 la MIVILUDES dans son manuel « l'entreprise face au risque sectaire », avait dressé une liste de mots clés pour détecter les entreprises de formation « sectaires ». En voici quelques exemples savoureux : « accomplissement de soi ; enthousiasme ; bien-être ; capital savoir ; confiance ; désintéressement ; dévouement ; épanouissement ; estime de soi ; évitement des conflits ; évolution sociale ; gestion de la vie relationnelle ; maîtrise émotionnelle ; management des situations professionnelles ; partage des informations ; sens du partage ; résolutions de problèmes. » Selon la Miviludes donc, être enthousiaste et confiant, gérer la vie relationnelle et éviter les conflits, partager les informations, et surtout être désintéressé et dévoué, ce serait « sectaire ». Alors vive les « sectaires » en entreprises !'
La manipulation est partout ! Nous assistons donc à de fortes contradictions entre ce qui est visé et ce qui doit être officiellement surveillé.
A côté de cela personne ne peut nier qu'il y ait de vrais débordements dans toute 'la foire du spirituel' qui existe autour de nous. En réalité, toutes les religions sont susceptibles d'occasionner des dérives. La MIVILUDES va t'elle avoir le courage d'être cohérente avec la mission que le gouvernement lui a confiée, de cesser de jouer sur les mots et de faire son travail sérieusement et en toute impartialité en redéfinissant ses objectifs ?
A l'inverse des autres démocraties, la France ne dispose d'aucun observatoire impartial pour étudier le phénomène des " sectes ". Pourtant le Conseil de l'Europe a recommandé à plusieurs reprises la création de tels observatoires (voir par exemple la recommandation 1202 relative à la tolérance religieuse dans une société démocratique et la recommandation 1412). Dans la plupart des autres pays, qui disposent d'observatoires impartiaux, la tendance est à l'apaisement et au dialogue entre les pouvoirs publics et les nouveaux mouvements religieux. Les dérives sont réprimées par la simple application de l'arsenal législatif existant.
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31.08.2011
Le refus du sang est-ce la mort assurée ?
Le 8 novembre 2008, à l'assemblée nationale, M Brard a lancé cette accusation grave (sous l'immunité parlementaire) :
"La criminalité des Témoins de Jéhovah est bien établie, qu’il s’agisse (...) de la soustraction de patients à la transfusion sanguine même lorsque le pronostic vital est engagé.(...) Ce n’est que lorsque la pression se fait trop forte qu’ils passent la frontière pour aller se réfugier en Allemagne, par exemple, où il existe même une clinique tenue par les Témoins de Jéhovah ; dans cet établissement, la mort est garantie pour les cas que je viens d’évoquer, sans que les coupables aient jamais à répondre de leurs actes".
La mort est-elle vraiment 'garantie' pour ceux qui se tourneraient vers des méthodes alternatives à la transfusion sanguine ? N'y a t'il qu'en Allemagne qu'on trouve des cliniques ou des hospitaux soignant sans transfusions ? Voyez ce qu'il en est en réalité.
Selon la loi de Kouchner de 2002, le simple fait de demander le transfert d'un hôpital vers un autre dans l'Union européenne est un droit exercé quotidiennement par des milliers de patients (quelque soit leur religion) dans l'hexagone; et heureusement pour eux ! La plupart des hôpitaux ne sont pas équipés de la même façon puisque certains sont plus spécifiés que d'autres pour différents types de chirurgies. C'est ainsi qu'en France on peut réaliser des opérations lourdes dans quelques cliniques sans faire appel au sang.
Selon des chiffres de 2007, en France, il y a plus de 2000 médecins, de toute spécialité médicale, disposés à soigner les Témoins de Jéhovah et leurs enfants dans le respect de leur conviction !
De grandes avancées pour la médecine de demain
Par exemple, en ce qui concerne les leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), "il a été réalisé des injections d’Epo en post-chimiothérapie avec une bonne efficacité et obtention d’une rémission complète" sur des patients Témoins de Jéhovah à Pessac (Gironde):
D'autre part, les Témoins de Jéhovah ont crée des "comités de Liaisons hospitaliers "(CLH) qui permettent d établir un dialogue entre le patient Témoins de Jéhovah et les médecins, et pour aider les médecins à soigner sans transfuser. A l’heure actuelle, il existe dans le monde plus de 1 500 CLH équipés pour fournir aux médecins et aux chercheurs de la documentation médicale rassemblée dans une base de données contenant plus de 3 000 articles relatifs à la médecine et à la chirurgie sans transfusion. Plus de 120 hôpitaux ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans transfusion .En tout cela fait plus de 100 000 chirurgiens et médecins qui se sont engagés dans le monde a respecté les croyances des Témoins de Jéhovah et les soigner sans TSF...
Pourquoi ? Il faut savoir qu'en février 1996 s'est déroulé un colloque organisé par les Témoins de Jéhovah. Éric-Jean Desbois, chargé des relations avec la presse au sein de l'association AMS précisa quelque chose d'intéressant:
"Notre association s'intéresse de près au cas d'école posé par le patient Témoin de Jéhovah. Nous estimons que les Témoins de Jéhovah, par les exigences qu'ils posent sur le plan médical, ont permis d'améliorer de manière sensible certaines techniques d'épargne sanguine, de chirurgie et d'anesthésie ». Et le Pr Conseiller d'ajouter: « Parmi les médecins désireux d'organiser ce colloque, aucun n'avait la possibilité de le faire tout seul sur le plan logistique. Nous n'avions pas l'opportunité de l'organiser par le biais d'une société savante. Nous avons donc accepté d'être aidés, sur le plan de la logistique, par les Témoins de Jéhovah."
Le Pr Glorion précise : «Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah.» -Le " LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN"(N° 5793, lundi 19 février 1996, p. 39).
Succès dans certains cas extrêmes
Aussi pour aller au fond des choses on peut dire qu'aujourd'hui on est en mesure de réaliser de très lourdes interventions chirurgicales sans TSF : sur les reins, le foie et même le cœur ; considérons quelques exemples parmi d'autres:
En Belgique grâce à une nouvelle machine les chirurgiens de l'HUDERF (hôpital public des enfants à Bruxelles) peuvent désormais opérer un bébé sans recourir aux transfusions sanguines grâce à un matériel miniature (ce qui représente 3 ou 4 cas par an) ! Bien sûr la presse en fait rarement écho.
En Espagne: "Quatorze Témoins de Jéhovah espagnols souffrant de lésions cardiaques congénitales ou acquises ont été opérés avec succès. Les chirurgiens en ont conclu que, “ sous circulation extracorporelle, on peut opérer efficacement de diverses malformations cardiaques un pourcentage important de ces malades, le non-recours à la transfusion n’entraînant pas d’augmentation sensible du taux de mortalité ”. — Revista Española de Cardiología, septembre-octobre 1981.
En Italie: Nicolas La Tosa, 15 ans, un Témoin de Modene, a subit une transplantation cardiaque avec succès grâce à l'utilisation des techniques alternatives à la transfusion sanguine-La Republica - Bologna page 1 Corriere della Sera, page 17
Au Canada: En 1996, un sondage a révélé que 89 % des Canadiens préféraient être soignés autrement qu’avec du sang provenant d’un donneur. “ Tous les patients ne refusent pas les transfusions homologues comme le font les TJ, lit-on dans une revue médicale (Journal of Vascular Surgery). Cependant, les risques de contamination et d’immunomodulation montrent clairement que nous devons trouver des solutions de remplacement pour tous nos patients. ”. "Il est possible d’effectuer des opérations cardiaques, vasculaires, gynécologiques, obstétriques et urologiques sans utiliser de sang ni de produits sanguins ”, écrit David Wong dans le Canadian Journal of Anaesthesia
Un témoin de Jéhovah de 49 ans souffrant de spondylarthrite ankylosante et d'une maladie hépatique terminale secondaire à une cholangite sclérosante a subi une greffe du foie !Aucun produit sanguin n'a été nécessaire et le patient a quitté l'hôpital trois semaines après l'opération sans complication.
Un garçon de 14 ans et demi souffrant d’hémophilie de type B et présentant des antécédents d’inhibiteurs anaphylactiques du facteur IX a subit une chirurgie de correction de scoliose, avec succès sans TSF. Il n’a pas nécessité de transfusion sanguine et il n’y a pas eu d’éffets indésirables.
Aux Etats-Unis. Un TJ de 47 ans, atteint d'un hypernéphrome (cancer du rein), devait subir une néphrectomie. Le plan chirurgical comprenait des stratégies de conservation du sang intéressantes afin d'en réduire les pertes: parmi elles: l'hypothermie profond
Vers la fin d'un tabou ?
Le député Philippe Vuilque a interpelé le ministre de l’Intérieur sur les supposées « entraves au service public », à propos de la recherche par les témoins de Jéhovah d’équipes médicales disposées à accepter les refus de transfusion sanguine. La réponse a été très claire :
« Les décisions des plus hautes instances juridictionnelles n’ont pas retenu le refus de transfusion sanguine des Témoins de Jéhovah comme étant un facteur de trouble à l’ordre public. » (Journal officiel, Assemblée nationale, Questions, 15 juin 2004, n° 33176, p. 4503.)
Dans la réalité, comme le constate Frédéric-Jérôme Pansier, magistrat au Tribunal de grande instance de Bobigny, « la situation d’une personne refusant toute transfusion sanguine alors que sa vie en dépend, demeure marginale »
S'il y a autant d'alternatives à la TSF; pourquoi autant d'idées reçues ? Selon un article de Pierre Lance, "les transfusions de sang, qui ne sont pas dépourvues d’effets secondaires, sont parfaitement remplaçables". Donc les appels aux dons "pour sauver des vies" constituent "une entreprises de bourrage de crânes" au niveau national.
Aussi il faut savoir que beaucoup de personnes bien informées et non-Témoins de Jéhovah ont recours aux alternatives à la TSF car elles désirent une meilleure prise en compte de leurs choix thérapeutiques*. Certains savent qu'on transfuse souvent inutilement. (Sur les 300 000 personnes contaminées par l'hépatite C suite à une TSF en France 50 000 développent une hépatite chronique évoluant en cirrhose ou en cancer du foie !) D'autres ne peuvent tout bonnement pas recevoir d'autres transfusions en raison de leurs antécédents médicaux.
Il faut rappeler aussi les scandales du sang contaminé français et anglais. En France 5000 personnes avaient étés contaminés par le VIH à la suite d'une transfusion de sang dont 2000 sont décédés !
En Angleterre, jusque dans les années 80, selon la BBC, 4 670 hémophiles ont été exposés à l'hépatite C, dont 1 243 avaient également été exposés au virus du sida. 1 757 de ces malades sont aujourd'hui décédés ! La cause ?
Des experts savaient qu'il existait une menace de contamination de certains patients dès le début des années 80, mais les transfusions n'ont pas été arrêtées pour autant. Ce rapport a parût la veille des premières audiences d'une enquête publique indépendante concernant le décès de ces hémophiles ayant reçu du sang et des produits sanguins contaminés par le virus du sida et l'hépatite C.
Nous sommes d'accord c'était le passé et maintenant les risques sont en grandes partie écartés. Mais dans ce cas pourquoi alors revenir sur les Témoins de Jéhovah morts dans le passé dans les hôpitaux ? Ne seraient-ils pas tout bonnement décédés même en étant transfusés ? Qui peut nous garantir le contraire ?
Aussi au vu de l'efficacité des alternatives à la transfusion sanguine, il est faux de prétendre qu'en refusant la transfusion c'est la mort assurée. Au contraire les faits montrent que le recours au sang peut parfois être dommageable à plus ou moins long termes et qu'il n’est pas toujours la solution pour sauver la vie même dans les cas extrêmes ! Dans bien des cas il est remplaçable.
*Il existe des témoignages de témoins qui sont morts après avoir été transfusés de force. Même s'il est possible qu'ils le soient avec des méthodes alternatives, on ne peut jamais être catégorique. La question du choix thérapeutique relève d'un droit qui s'impose naturellement à toute personne soucieuse de respecter la liberté de chacun.
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10.08.2011
Le refus du sang est-il toujours préjudiciable ?
(Note du 4 février 2010 en cours de réactualisation)
Le principal point de polémique qui revient actuellement à l'encontre des témoins de Jéhovah réside dans leur refus sélectif de la transfusion sanguine. Ce choix thérapeutique fondé avant tout sur des convictions religieuses est régulièrement utilisé pour traiter ces chrétiens comme des criminels, accusant notamment les parents de mettre en péril la vie de leurs enfants mineurs. Mais, alors qu'on retrouve en boucle sur la toile des 'informations' sur des témoins de Jéhovah morts pour avoir refusés une transfusion au point qu'on ait l'impression que cela arrive tous les jours, la presse en fait rarement écho ! Que ce passe-t'il ? A-t'on de vrais chiffres ? Y a-t-il vraiment toujours préjudice à refuser une transfusion sanguine (TSF) ?
Une nouvelle rumeur diffusée en boucle
Sur le site Wikipédia on trouve ce postulat:
"Selon les médecins américains David Reed Dr Jerry Bergman, entre 450 et 1150 Témoins de Jéhovah meurent par an du fait de leur refus de se faire transfuser"
Quelles sont les sources ? Je cite: "voir Blood Transfusion du Dr. Jerry Bergman, Witness Inc., page 3 (le Dr Jerry Bergman est un expert auprès des tribunaux des États-Unis pour les questions touchant les Témoins de Jéhovah. Il a écrit plus de 20 livres et plus de 400 articles dans des ouvrages spécialisés.) Cité par vigi-sectes [archive]"
Pour la forme; le docteur Jerry Bergman, est en réalité un fervent créationniste, fils d'une mère témoin de Jéhovah, connu pour ses points de vues controversés sur l'Holocauste et le Darwinisme et ses prises de position contre les Témoins de Jéhovah (qui ne souscrivent pas à la croyance selon laquelle la terre aurait été aménagée en 6 jours de 24 heures).Vigi-sectes est un site peu recommandable selon Google et principalement à charge contre les sectes en polarisant uniquement les informations négatives à leur sujet.
Pour le fond; ce genre d'extrapolation si vraiment elle a été faite sur une base de projection scientifique sérieuse (entre la population du monde par rapport à celle des témoins de Jéhovah) est purement fantaisiste puisqu'elle ne tient pas compte des spécificités des pays, des hôpitaux, des alternatives et de chaque cas face à la transfusion sanguine ! Ces chiffres 'sortis du chapeau' ne sont confirmés par aucunes données sur le terrain.
En dehors des rumeurs colportées dans quelques sites internet, nous ne disposons d'aucuns chiffres statistiques précis du nombre de fidèles ou de leurs enfants qui seraient morts suite à leur refus de transfusion sanguines.
En France même sur le site de Wikipédia pris d'assaut par des opposants aux témoins de Jéhovah aucun cas avéré cité !
Enfin, le chef du Bureau des cultes, Didier Leschi, a indiqué un chiffre officiel et révélateur entre 2003 et 2006, lors de son audition parlementaire: "il m’a semblé nécessaire de demander aux préfectures des départements de faire le recensement sur les 3 dernières années des incidents liés à la transfusion. Au vu des résultats obtenus, ce qui remonte, c’est un petit nombre d’incidents souvent réglés par la discussion. Jamais d’incident, qui met en cause des enfants ou le pronostic vital ou le fonctionnement du service public hospitalier, ne m’a été signalé ces trois dernières années."
On est bien loin du cliché véhiculé sur l'hécatombe parmi les témoins de Jéhovah ! En vu de grossir le nombre des supposés victimes du refus de la TSF, certains opposants n'hésitent pas à jouer habilement de la confusion entre la mort suite à des complications aucunement liées au refus de la TSF et la mort qui serait causé par son refus, et entre un proche de témoins de Jéhovah concernés et ceux-ci... Mais au regard de la complexité des cas avérés ces critiques visant le refus sélectif et éclairé de la TSF perdent de plus en plus de consistance et, de ce fait, font plus appel à l'émotion qu'à la raison scientifique.

Le 'sang providence'
Tout serait parti de reportages télévisés sur Tf1 et France 2 sur les Témoins de Jéhovah à la fin des années 80. Des journalistes avaient interrogé certaines mères Témoins de Jéhovah sur le vif du sujet par cette question: "si votre enfant a besoin un jour d'une TSF, préfèreriez-vous qu'il meure ou bien choisiriez-vous qu'il se fasse soigner ?"
Ajoutons à cela, la sur médiatisation du don du sang comme vital et sans danger. A partir de là, l'opinion publique a été habilement formatée sur la certitude qu'il n'y avait pas de 3ème possibilité et que les Témoins - bien que fort méconnus - sont des fanatiques meurtriers. Il faut dire que dans l'imaginaire collectif: le sang = la vie. L'instinct de conservation est entretenu par la sacralisation du geste du donneur qui apparaît comme altruiste, solidaire et donnant la vie. Mais pour moi qui ai étudié la biologie appliquée et la biochimie à l'université, je sais qu'en médecine, les choses ne se passent pas exactement ainsi.
Il n'est pas question ici de dire que la transfusion est inutile mais de la relativiser.
Remettons les pendules à l'heure: on sait que le sang a pour fonction vitale de transporter l'oxygène dans le corps. Or, quand bien même il resterait la moitié seulement de nos globules rouges, le transport de l’oxygène peut se faire à environ 75 % de la normale, sachant qu'au repos on n’utilise que 25 % de l’oxygène disponible dans le sang. N'aurait-on donc pas un peu trop exagéré le problème de la perte de sang ?
En effet, pendant longtemps les chirurgiens ont pensé que le seuil du taux d'hémoglobine acceptable pour un patient ne devait pas descendre à 10 g par dl. Or, avec les avancées de la médecine, on a compris qu'un patient, selon son état, pouvait facilement survivre à 8 (voir dans certains cas à 4). Ce détail est intéressant puisque, selon des chirurgiens, cela permet de réduire de moitié les TSF quand on sait les nombreuses complications qu'elles entraînent !
D'ailleurs, un témoin de Jéhovah, sous le pseudo DMA témoigne sur un site: "Je suis passé de 7.7 g d’hémo à 9.8 g en 5 jours.. grâce à l’EPO et un corps sain. 10 jours après j’étais à 11,5..." Qu'en est-il des enfants ?
Le cliché de l'enfant privé de soin vital
Prenons l'exemple d'un enfant en France qui perd beaucoup de sang suite à un grave accident. Le SAMU intervient; même s'il arrive tard, peut-il transporter dans son véhicule des produits sanguins ? Non; c'est interdit. Encore moins l'administrer à la va-vite. Si on doit le transfuser, il faudra faire des examens de compatibilité ce qui prend au moins une heure. Dans la pratique, que font les urgentistes ? Ils essaient de stopper l'hémorragie, ensuite restaurent le volume sanguin. Parfois, ils administrent de l'oxygène à forte concentration. Ensuite, selon la pratique, ils transfusent ou non. Dans le cas où on se trouve devant une clinique qui utilise les méthodes d'épargnes sanguines, on utilise des restaurateurs recombinants qui vont apporter de l'oxygène à l'organisme, de sorte que le cœur en pompant davantage de sang maintient les fonctions vitales. Le sang perdu ayant été remplacé par un liquide approprié, la circulation du sang maintenant dilué se fait plus facilement, même dans les petits vaisseaux. Les transformations chimiques qui s’opèrent permettent que davantage d’oxygène soit libéré dans les tissus et avec le temps la moelle osseuse reconstitue le sang perdu. Cela arrive très souvent. Plus l'enfant est jeune, plus son système sanguin est moins volumineux, et donc plus fragile pour supporter les effets post-transfusionnels. Le cas se complique quand il s'agit d'opérations programmées lourdes comme pour les hémophiles. Mais là encore, il existe des procédés éprouvés pour agir sans TSF allogène. Si un enfant a besoin de sang et que les parents s'y opposent le médecin peut transfuser sans passer par un tribunal [1] ...La question ne se pose donc plus.
Pourtant, en France, cela fait trente ans qu'on entend que les Témoins de Jéhovah laissent mourir leurs enfants mais depuis aucun décès imputable au refus de TSF n’a été recensé chez ces derniers ! Faut-il pour autant croire qu'il n'existe que la transfusion comme méthode pour stopper les hémorragies ou maintenir le volume sanguin lors d'opérations chirurgicales ?
Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels
Si chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources] et dans 70 % des cas s'averre dangereux s''il est utilisé après 2 semaines. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons...
Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !
Selon la même source sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute: "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.
Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, 'les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien', car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.
Un récent article du Wall Street Journal (en anglais) nous informe qu"un comité consultatif de l'Administration américaine des aliments et des médicaments recommande d'interdire aux personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique [de plus en plus nombreux] de donner leur sang, un rétrovirus étant soupçonné d'avoir un lien avec cette maladie"
Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]
Un intérêt croissant pour des alternatives à la TSF
Les TSF ne sont pas la panacée. Depuis 'les affaires du sang contaminé' on a pris conscience que le sang peut devenir un produit dangereux. Evoquant un article du New Scientist sur ce problème, Le Figaro du 26 septembre 2002 signale que des "centaines de personnes meurent chaque année au cours d'accidents de transfusion qui pourraient être évitées".
Le professeur Bernard Glorion, déclara en tant que président de l'Ordre des Médecins en 1996:"Dans les années à venir, la chirurgie sans transfusion devrait connaître une évolution importante, pour des raisons financières d'une part, et dans l'intérêt des patients, d'autre part. C'est un domaine qui dépasse largement le simple cadre des Témoins de Jéhovah" (Le Quotidien du Médecin, 19 février 1996 p 34)
Au Canada, à la fin de l’année 2002, 30% des demandes d’opérations sans transfusions émanaient de personnes qui n’étaient pas Témoins de Jéhovah ! (Lien ici)
La France va-t-elle suivre l'exemple du Canada ? En tout cas, on espère que les profits réalisés par les banques de sang [2] ne vont pas l'emporter sur l'amélioration des techniques médicales.
Ainsi avec l’avènement de nouvelles épidémies infectieuses, l’amenuisement des dons, et le développement de la recherche médicale, de plus en plus de méthodes alternatives à la transfusion sanguines sont proposées, voire préférées dans certains cas pour limiter les effets secondaires post-transfusionnels qui souvent surviennent bien après.
Rappelons que l’armée américaine, et plus de 120 cliniques dans le monde ont décidés de développer les alternatives à la TSF en souhaitant éviter l'utilisation du sang sur leurs patients. [3] Quels sont ces alternatives [4]?
Les stratégies d'épargnes sanguines d'aujourd'hui:
Nous avons résumé par le tableau ci-dessous une partie des alternatives à la TSF à disposition de tous [5]:
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ALTERNATIVES |
INDICATION |
RESULTATS |
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SOLUTIONS RESTAURATRICES OU DE REMPLISSAGE DE VOLUMES SANGUINS |
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LE RINGER LACTATE |
Restaurateur en cas de perte sanguine massive suite à un accident ou bien pendant une intervention chirurgicale pour combler rapidement les pertes. |
Ni toxiques ni chers, facilement disponibles, pouvant être stockés à température ambiante, ne nécessitent pas d'épreuves de compatibilité et sans risque de maladie lié aux transfusions. |
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LE DEXTRAN |
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L'HEMACEL |
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LES HYDROETHYLAMIDONS ET HYDROXYETHELS |
Prévention du choc hypovolémique |
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OXYGENT (sang artificiel contenant des Per fluorocarbures (PFC). [Lien] |
Opération à cœur ouvert, facilite le transport de l'oxygène momentanément |
Emulsion dans de l'eau salée, rapidement éliminée par l'organisme [6] |
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SUBSTANCES RECOMBINANTES STIMULANTS LA PRODUCTION DE GLOBULES ROUGES |
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L'ERYTHROPOIETINE RECOMBINANTE (Rhu-EPO) |
Pour pallier à l'anémie suite à une forte hémorragie (surtout du prématuré) par exemple (Lien) |
Excellente tolérance, mais chez le prématuré il faut pallier à la carence en fer. Rares réactions anaphylactiques |
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LA DESMOPRESSINE |
Réduit le temps de saignement (Hémophilie de type A) |
Efficacité limité selon les cas |
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LES COLLES BIOLOGIQUES POUR STOPPER LES HEMORRAGIES |
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LE COLLAGENE |
Couvre de vastes zones de saignement des tissus |
Ont prouvé leur efficacité |
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LES GAZES DE CELLULOSES |
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TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR STOPPER LES SAIGNEMENTS |
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CHIRURGIE AU LASER, ELECTROCAUTERISATION, CHIRURGIE PAR BISTOURI AUX RAYONS GAMMA |
Sceller ou cicatriser des saignements sur de grandes surfaces de tissus pour réaliser, par exemple, des greffes |
Permet de sceller les vaisseaux sanguins en même temps. |
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FACTEURS DE COAGULATION SYNTHETIQUES, EMBOLISATION ARTERIELLE |
Permet de former des caillot pour gagner du temps. Pour certains types d'Hémophilie |
Rémission rapide |
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QUELQUES TECHNIQUES CHIRURGICALES POUR OPERER SANS TRANSFUSION |
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HEMODILUTION |
L'arthroplastie totale de hanche par exemple |
Très efficace (Lien) |
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COAGULATION À FAISCEAU ARGON ET SCALPEL À ULTRASONS |
Permet de couper et de coaguler en même temps. Sur des organes qui saignent abondamment, comme le foie ou la rate. |
Les cancéreux évoluent mieux et les récidives sont moins fréquentes. |
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OXYGENOTHERAPIE HYPERBARE ET HYPOTHERMIE |
Réduire de fortes pertes de sang (cas jusqu'à 1.8 g/dl !) |
Efficace et utilisée par des pompiers |
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TRANSFUSION AUTOLOGUE OU TECHNIQUE DE RECUPERATION [7] |
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CELL SAVER |
Le sang est nettoyé et peut être retourné pour le patient dans un circuit fermé. |
Jusqu'à 60 % du sang épanché peut ainsi être récupéré avec quelques risques pour les (fœtus) césariennes. |
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Au vu de ces éléments, il est donc temps d'abandonner le raisonnement binaire selon lequel soit on accepte le sang, soit on meure. Non; il y a d’autres possibilités [7] ! Des Témoins de Jéhovah hémophiles, ou gravement accidentés, ont été soignés avec succès à l'aide de ces techniques. Mais la médecine, hélas, ne guéri pas tout; beaucoup de gens sont morts alors qu’ils avaient accepté une transfusion et, inversement, d'autres sont en vie alors qu'ils avaient refusé cette thérapeutique ! Même si en France quelques Témoins adultes sont morts après avoir refusé du sang, cela ne prouve pas qu'ils seraient encore en vie s'ils en avaient accepté.
En réalité, on se rend bien compte qu'on a assisté à une vaste escroquerie médiatique française visant à entretenir des tabous et des idées reçues sur la TSF alors que sur le terrain des chirurgiens consciencieux expérimentent de nouvelles alternatives d'avenir moins risquées pour les patients, parce qu'elles ont fait leurs preuves.
[1] Actuellement, la loi ne permet pas de transfuser une personne adulte contre son gré. Il y a toutefois jurisprudence pour les mineurs, enfants de Témoins de Jéhovah. Les médecins n’ont pas à demander l’autorisation des parents ou du jeune patient pour le transfuser si cela s’avère nécessaire.
[2] Jean-Pierre Brard et Alain Gest sont membres de l'OPECST, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (organisme de contrôle des informations qui met en œuvre des programmes d'études et procède à des évaluations concernant des choix à caractère scientifique et technologique). Nous ignorons évidemment ce qui motive, là, leur présence, mais rien n’est à exclure compte tenu de leur acharnement contre les Témoins de Jéhovah. (Lien)
[3] Il y a quelques années, on a répertorié dans le monde plus de 120 hôpitaux qui ont mis sur pied des services spécialisés dans la médecine et la chirurgie sans TSF. Dans le monde, plus de 100 000 chirurgiens et médecins se sont engagés à respecter les croyances des Témoins de Jéhovah en les soignant sans TSF. Ils sont prêts à collaborer avec près de 1500 Comités de Liaison Hospitalier, composés de Témoins qui travaillent les uns avec les autres pour proposer, en synergie, les meilleures solutions alternatives aux nombreux cas qu'ils rencontrent. La clinique parisienne Alleray-Labrouste, par exemple, vient de développer un service chirurgical sans transfusion de sang (lien ici). Aux Etats-Unis, l’Englewood Hospital Medical Center (EHMC) dispose d’un budget de 4,69 millions de dollars pour le programme de médecine sans TSF dont 1,49 million de dollars ont été débloqués par Steven Rothman, politicien américain républicain et membre de la Chambre des représentants des États-Unis (Lien ici). Toujours dans ce pays, il existe des cliniques où on trouve à l'entrée cet avertissement : " Ici on soigne sans transfusions sanguines".
[4]Les Témoins de Jéhovah ont élaboré un DVD qui reprend quelques-unes de ces alternatives. Des critiques (dont des médecins consultés par M.Brard) ont fustigé un manque de preuves, alors que la plupart des membres du comité scientifique ayant collaboré à la fabrication du DVD sont des sommités mondiales et des références dans leur domaine: citons parmi eux le Professeur J. Scheele, chef du service de chirurgie générale digestive et de transplantation, à Iéna en Allemagne; Professeur Van Der Linden, du Département d'anesthésie cardiaque à l'hôpital Brugmann-HUDERF, Bruxelles; le Dr R. K. Spence, Directeur de programme de formation en chirurgie à Birmingham (Alabama) aux Etats-Unis; et le Dr T. K. Rosengart, chef du service cardiothoracique à Evanston Northwestern Healthcare dans l'Illinois. Les faits montrent que ces thérapeutiques ont fait leur preuve comme nous l'avions rapporté dans une note précédente (Voir ici). Pour plus de renseignements cliquer ici. S'il fallait détailler le DVD, ceci durerait des dizaines d'heures...
[5] En octobre 1980, une Témoin de Jéhovah gravement blessée au cours d’un accident de la route en Hollande risquait de perdre la vie par suite des pertes sanguines subies. Comme ses convictions religieuses ne lui permettaient pas d’accepter une transfusion de sang allogène, il semblait y avoir peu d’espoir de survie. Pourtant, sa vie a été sauvée, grâce à du sang artificiel reçu du Royaume-Uni (Lien ici).
[6]La plupart des Témoins, selon leur conscience, acceptent ce type de transfusion considérant que c'est une prolongation de leur système sanguin.
[7] Le refus d'un élément thérapeutique ne délie nullement le médecin de sa responsabilité quant aux autres possibilités de soin ; son devoir d'assistance reste entier à cet égard. Mais s'il a pris toutes les mesures que les limitations clairement imposées par le patient lui permettaient, le médecin ne peut être accusé d'aucune faute.
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08.08.2011
Le scandale caché des transfusés contaminés
( Note du 7 février 2010 réactualisée)
Des rumeurs en vrac sur le web de 'patients morts pour avoir refusé une transfusion de sang' ont circulé comme un leitmotiv alors que les médias français omettent de citer les nombreux morts suite aux complications des transfusions sanguines. Y aurait-il en France une véritable omerta à ce sujet? Y aurait-il vraiment plus de morts suite à un refus du sang que de décès post-transfusionnels ? Quels sont les faits ?
Le retournement de situation avec une nouvelle prise de conscience
Il faut aller jusqu'en Suisse pour trouver ce genre d'information! Ainsi l'Association des Médecins du canton de Genève signalait ce cas malheureux:
"UN ENFANT MEURT AUX HUG À LA SUITE D'UNE TRANSFUSION":
Téo, un "garçon de 3 ans et demi est décédé le 21 février 2009 après avoir reçu des plaquettes sanguines trois jours avant (...). Il semble bien que c’est l’hypothèse d’une réaction immunologique aux plaquettes qui soit la plus probable (c’est du reste le problème le plus fréquent) (…). ‘Ces plaquettes, qui étaient censées sauver ce petit malade, ont infecté l’entier de son organisme', poursuit Me Hornung. 'Il a fait un malaise, puis un premier arrêt cardiaque, dans les bras de sa maman' (Les globules rouges ont une durée de vie de 35 jours et les plaquettes de 5 jours seulement).
"Je veux réveiller la justice, qu’elle me donne une explication!» crie la mère de Téo, (...) qui n’en peut plus: voilà bientôt deux ans qu’elle attend de connaître les résultats de l’enquête de la justice suite au décès de son fils; un enfant atteint d’une leucémie auquel elle venait de faire un don de moelle osseuse pour le sauver. Tant qu’elle n’aura pas reçu de réponse, il lui sera impossible de faire son deuil, affirme-t-elle, désespérée." Pour la mère, ce silence est incompréhensible. «Cela va faire deux ans, c’est dur".
Le 18 février, un adulte avait fait une réaction suite à une transfusion de plaquettes sanguines dans le même canton. L'enquête semble traîner en longueur alors que visiblement il y a un dysfonctionnement: pourquoi ? Mystère...
Certains diront qu'au moins les parents auront tout fait, mais la question n'est pas là; en réalité, si ce garçon atteint d'un cancer du sang et "dont l'état de santé s'améliorait" est mort, c'est par réaction post-transfusionnelle. Donc, on peut mourir suite à une transfusion de sang !
Ce cas dramatique serait-il une première ou un cas isolé ? Si l'on s'en tient aux faits: absolument pas !
Le Digital Journal rapporte «une étude récente menée dans le Centre du Cœur maritime à Halifax, en Nouvelle-Écosse qui montre que les transfusions de sang pour les patients stables en chirurgie cardiaque accroit leur risque de décès, d'insuffisance rénale de septicémie ou d'une infection. (...) Après avoir fait les ajustements pour l'âge, le sexe et autres facteurs, l'étude a conclu que les transfusions sanguines augmentent de façon spectaculaire la morbidité et la mortalité par rapport à ceux qui ont reçu une chirurgie sans transfusion (...). Selon le site AllSands, les gens sont devenus si conscients du fait "que notre approvisionnement en sang ne peut jamais être totalement sûr et que, dans un récent sondage, 89 % des Canadiens préfèrent avoir une alternative aux dons de sang. (...). Il y a une vague croissante de dédain pour les transfusions sanguines et les dangers qui y sont associés."
Une avalanche de découvertes de risques post-transfusionnels
Si chaque année, en France 500 000 patients bénéficient de 2,5 millions de transfusions sanguines, le sang ne se conserve que 40 jours au maximum, et doit être compatible entre le receveur et le donneur [Sources]. De plus avec la pénurie des dons, la prise en charge globale est onéreuse. D'où l'idée de se passer des dons [1]
Tout d'abord, pour de nombreux scientifiques, l'Hépatite C sera un des grands problèmes de santé publique dans les prochaines années. En France, selon des estimations de 2002 il y aurait au moins 600 000 personnes atteintes d'Hépatite "C" !
Sur ce chiffre 250 000 des malades porteurs du virus "C" auraient été infectés par transfusion ! Et sur ce nombre 200 000 personnes, sont potentiellement contaminantes et susceptibles de développer une Hépatite chronique. Ces porteurs chroniques du virus peuvent évoluer vers une cirrhose et celle-ci vers un cancer du foie dans 20% des cas. Si 40 % des cas sont difficiles à traiter cela veut dire que 80 000 porteurs chroniques vont développer une cirrhose et finalement 16 000 personnes contaminées vont avoir un cancer du foie mortel, en latence ! L'Association des victimes ajoute: "la contamination transfusionnelle par le virus "C" fera, à terme, beaucoup plus de mort que la contamination par le virus du SIDA". Comment cela? L'Hépatite C progresse lentement dans le corps. Il arrive que les symptômes ressurgissent 20 à 30 ans après la transmission ! Les complications de l'Hépatite "C", la cirrhose et le cancer du foie, sont moins rapides et moins spectaculaires que les complications liées au Sida, ce qui explique en partie le désintéressement des médias pour ces milliers de victimes. Voyez ici le témoignage de Daniel qui a contracté une maladie lourde suite à une TSF dans cette vidéo.
Un des risques les plus importants, le moins maîtrisé, et pouvant aboutir à des accidents mortels est essentiellement l'infection bactérienne, la contamination lors du prélèvement pouvant aboutir chez le receveur à des septicémies ou des chocs toxi-infectieux, surtout pour les concentrés de plaquettes qui se conservent à température ambiante (22°C) favorisant le développement des bactéries. En outre, il ne faut pas perdre de vue que les examens bactériologiques demandent beaucoup de temps, chose parfois difficilement compatible avec des produits à durée de vie très limitée, comme les plaquettes (5 jours) et que certaines souches de virus comme le HIV chez les donneurs ne sont visibles dans les tests sanguins que bien après les prélèvements effectués [2] !
La Société Canadienne de Pédiatrie signale aussi que « La transfusion de produits sanguins peut provoquer diverses réactions transfusionnelles telles qu’une surcharge circulatoire, une anaphylaxie, une contamination bactérienne et un syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI), une complication rare mais potentiellement fatale. Le TRALI était la principale cause de décès post-transfusionnels déclarés à la Food and Drug Administration des États-Unis en 2003, représentant 22,3 % de ces décès. Puisque le TRALI représente la principale cause de décès post-transfusionnels, il est important de mieux caractériser son incidence et son issue (morbidité et mortalité) au sein de la population pédiatrique. »
20 nouveaux cas de TRALI seraient prévus chaque année chez des enfants canadiens transfusés !!! Il est difficile de comptabiliser les morts suite à la TSF parce qu’une personne qui décède à la suite de cela sera souvent inscrite sur le rapport avec la mention : « mort par arrêt cardiaque » ou par autre chose, surtout en France où la TSF est sacrée ! Signalons aussi que certains des membres du personnel soignant ne reconnaissent pas toujours les symptômes du TRALI ! Entre 2001 et 2005, 11 décès ont quand même été signalés en France.
Selon deux études du Centre médical de l'Université de Duke, révélée à l'AFP le 8 octobre 2007, les transfusions sanguines causeraient plus de mal que de bien, car le sang, quand il est stocké, perd de l'oxyde nitrique, un composant clé, dans les 3 heures qui suivent son prélèvement. Or ce dernier facilite le transfert d'oxygène des cellules des globules rouges du sang aux tissus. Les cellules des globules rouges deviennent plus dures alors que le taux d'oxyde nitrique diminue, rendant le passage dans les petits vaisseaux encore plus difficile."Si les vaisseaux sanguins ne peuvent pas s'ouvrir, les cellules des globules rouges refluent dans les vaisseaux et les tissus ne sont pas oxygénés." Des patients transfusés auraient une plus grande propension à faire des attaques ou défaillances cardiaques, ce qui peut entraîner la mort.
En France, un accident post-transfusionnel ABO (d’origine humaine), une cinquantaine de cas par an, se traduirait par un taux de décès de 10 à 20 % : soit au moins 5 décès par an. Hors ce cas, la transfusion est considérée comme "sûre à 98 %" en France ce qui équivaut à 2% de risques de complications lourdes et onéreuses, voire même à la mort dans certains cas ; soit plus de 8000 français chaque année concernés par les ABO ! Pourtant, régulièrement des patients portent plainte contre leur hôpital suite à ces contaminations [3]
Ajoutons à cela la menace latente du prion; au Royaume-Uni, 3 cas de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jacob par le biais de transfusions sanguines ont été recensé en 2006.
Enfin, une autre étude américaine a révélé que les transfusions allogènes sont liées à un nombre accru d'infections des systèmes génito-urinaire, respiratoire, circulatoire, digestif, ainsi qu'à des infections de la peau. Davantage de septicémies et d'infections par Clostridium difficile ont également été observées.
Selon l'anesthésiologiste cardiaque Bruce Spiess "Probablement 40 à 60 % des transfusions sanguines ne sont pas bonnes pour les patients" (De la Virginia Commonwealth University de Richmond) [Lien ici.]
Tableau de quelques risques liés à la transfusion sanguine allogène en France:
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RISQUES POST-TRANSFUSIONNELS |
COMPLICATIONS |
MORTALITE |
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Hépatite B |
Maladies du foie: traitements très onéreux |
Des maladies 'différées' car les virus peuvent évoluer vers une infection du foie ! |
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Hépatite C |
Cirrhose et cancer du foie |
250 000 personnes contaminées par transfusion en France dont 80 000 developperont à la suite de cela une cirrhose puis 16 000 un cancer du foie et la mort ! |
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Hépatite G |
On ignore l’ampleur du risque que cela représente |
Mortalité inconnue à ce jour |
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Virus TTV (découvert en 1997) , HTLV I |
TTV: affection du foie et HTLV I responsable de la leucémie des Lymphocytes T |
TTV: 10 % des donneurs japonais infectés; pathogénicité à découvrir |
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Réactions d'immunosuppression |
Affaiblissements des défenses naturelles; avec souvent des traitements lourds à la sortie des soins. Réaction hémolytique transfusionnelle retardée en réactivant les virus déjà présent chez le receveur et "cliniquement silencieux" |
Cas souvent fatal chez l'enfant. Quelques décès constatés dont l'origine est douteuse |
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TRALI |
Voies respiratoires |
Une dizaine de décès estimé mais maladie pas toujours bien associée à la TSF |
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Infections, septicémie |
Germes du Palludisme ou de la syphilis qui, par exemple, allongent la durée d'hospitalisation |
Septicémies pouvant entraîner la mort |
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Accident ABO, d'origine humaine |
Fièvre, frissons et mises sous antibiotiques (prolongement des soins) |
Au moins 8000 français/an concernés par ces incidents. Au moins 5 décés par an |
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Infections virales pandémiques |
Maladie de Chagas ou infection à cytomégalovirus |
Augmente le risque de récurrence du cancer |
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Anaphylaxie |
Allergies à un constituant étranger mais connu par l'organisme comme allergène |
Le choc en état fébrile peut provoquer la mort |
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HIV |
Symptôme grippal qui évolue vers l'attaque immunodéficiente |
Nombre de morts difficile à évaluer en raison de l'invisibilité du virus dans certains échantillons |
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Prion |
Maladie de Creutzfeldt-Jacob |
3 morts au Royaume Uni |
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Thrombose |
Le sang n'arrive plus au cerveau |
Mort assurée selon l'état du malade |
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Infections des systèmes génito-urinaires |
Contamination par un MST |
Traitement long |
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Surcharge circulatoire |
Hypertension |
Traitement long |
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Infections digestives |
Infection gastrique due à Yersinia enterocolitica présent dans les poches de sang, même à une température proche de la congélation |
Intoxication en état de choc et parfois mort |
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Infections de la peau |
Muqueuses affectées fragilisées |
Conséquences nuisibles, cancer de la peau. |
Qu'en conclure ? Les défenseurs du 'sang' - qui y trouvent leurs intérêts - avouent qu'il est 'sûr à 98 % '(cela fait tout de même 2% de risques) ! Or, si l'on s'en tient aux faits, rien que 80 000 personnes seraient contaminées chroniquement dont 16 000 pourraient mourir de l'hépatite C; 8000 autres par ABO sont concernées, sans compter les nombreux autres cas difficiles à évaluer. Cela fait au moins 88 000 sur 500 000 personnes contaminées soit un risque minimum de 18 % !!! C'est donc que la transfusion de sang allogène est sûre à 82 % et présente un risque potentiel voire mortel dans au moins 18 % des cas ! Qui pourrait alors critiquer un patient qui désire une autre thérapie ? Il est un fait qu'en refusant la TSF allogène, les Témoins de Jéhovah se sont protégés du Sida et de l'hépatite B (dont le traitement curatif est onéreux) ou C et de nombreuses autres infections. Sans être Témoin de Jéhovah, de nombreuses personnes refusent également les transfusions. Sont-elles sectaires ? Difficile de le penser. Au vu de tous les risques connus de la TSF allogène, gageons que si aujourd'hui elle se présentait comme une nouvelle thérapie, elle n’obtiendrait certainement pas son autorisation de mise sur le marché. Il est grand temps de changer les mentalités !
[1] Il faut aussi savoir qu’avant de donner son sang, il y a une sélection par des médecins qui écartent évidemment les donneurs « non-sains » qui représenteraient 10 à 25 % des cas !!! Une analyse des coûts générés par une transfusion aux Etats-Unis et publiée au American Journal of Surgerya conclu que même si le don de sang lui-même est ‘gratuit’, les frais de préparation, la conservation, le transport, et le déballage et le sang transfusé sont estimés entre 1003 et 1043 $ (environ 900 euros) par patient ( et ce chiffre ne comprend pas les frais occasionnés par les complications qui en résultent).
[2] Le Dr Philip Spinella, du Connecticut Children Medical Center (Etats-Unis), a déclaré au Timesonline : « Il serait plus profitable pour certains patients de ne pas recevoir de transfusion du tout, plutôt que de se voir administrer de vieux globules rouges. » Les globules rouges perdent leur capacité à se déformer s’ils sont trop longtemps stockés. Or, sans cette particularité, ils ne peuvent pas mener efficacement à bien leur mission de délivrer de l’oxygène aux tissus. De plus, trop âgés, ils ont tendance à diffuser des acides gras dans le corps, ce qui provoque inflammations et coagulation. Sur 202 patients étudiés, cela a provoqué des cas de thrombose et de déficience organique. Il semble donc qu’en plus d’être inefficaces, ces globules défraîchis soient dangereux.
[3] Exemples de jugements récents: "
- Cour d'Appel de Bordeaux -
Arrêt du 17 décembre 2008- Madame F..., âgée de 48 ans, a été contaminée en avril 1981, par une transfusion sanguine, lors d'une intervention chirurgicale, suite à un accident de la circulation. Elle présente une hépatite C chronique. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mme F... de 86 560 € dont 60 00(0) € [sic] de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari et chacun des 3 enfants de 6 000 € de préjudice moral.
Arrêt du 4 février 2009: Monsieur M..., âgé de 35 ans, a été contaminé par des transfusions sanguines réalisées en 1983 et 1985 pour des interventions chirurgicales en raison de son hémophilie. Monsieur M... présente une hépatite C chronique après échec de 2 traitements. Le tribunal a accordé une indemnisation : pour Mr M... de 68 650 € dont 50 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son épouse et son enfant de 6 ans de 3 000 € de préjudice moral/
Arrêt du 19 mars 2009: Madame M..., âgée de 45 ans, a été contaminée par des transfusions sanguines réalisées en septembre 1986, suite à un accident de la circulation. Madame M... présente une hépatite C chronique avec asthénie. Le tribunal a accordé une indemnisation : Pour Mme M... de 53 041,25 € dont 30 000 € de préjudice moral spécifique de contamination et pour son mari de 5 000 € et pour son fils de 16 ans de 3 000 € de préjudice moral.
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11.07.2011
LES 30 CLICHÉS SUR LES TÉMOINS DE JÉHOVAH
(Note du 14/10/2010 remise à jour)
Nul besoin de les infiltrer pour les connaître. Pourtant concernant les nombreuses interrogations sur les témoins de Jéhovah il devient difficile de s'y retrouver au milieu de toutes ces allégations graves qui circulent à leur sujet dans les médias. Ces accusations sont-elles vraiment fondées ? Il serait intéressant de s'en rendre compte en considérant ces rumeurs à l'épreuve des faits :
1/Les témoins de Jéhovah sont-il une 'secte' en France depuis la fameuse enquête parlementaire de 1995 ?
Les faits: Les témoins de Jéhovah, en France et dans l’Europe occidentale ont remportés une grande victoire en faveur de leurs droits à exercer leur liberté de religion et de conscience dans toute l’Union européenne, et ce par deux récentes jurisprudences européennes, celle du 30 juin et du 7 juillet 2011. Les pouvoirs publics et les journalistes en ont pris acte. Ce revirement spectaculaire était attendu depuis près de 20 ans ! Longtemps considérés comme une ‘secte’ ils sont dorénavant nommés dans la presse comme une ‘religion’ à part entière.
Contrairement à ce qu'on dit, les Témoins de Jéhovah ne faisaient pas partie des 172 " mouvements à caractère sectaire" recensés par la DCRG et répondant à l'un des 10 critères de dangerosité", mais cités à titre indicatif parmi les 173 sectes retenues dans une étude menée antérieurement par les Renseignements Généraux.
Le rapport qui a dressé cette liste prétendait que l'inscription des Témoins de Jéhovah sur une liste de sectes se fondait sur une « analyse très complète et très fine » des Renseignements Généraux. Or il fallu attendre le jugement de la Cour administrative d'appel de Paris et celui du Conseil d'État pour que les Témoins de Jéhovah puissent avoir accès aux données collectées par les gendarmes. Le verdict est sans appel: ces notes se révèlent finalement laconiques. (CAA Paris, 1.12.2005 ; Conseil d'État 3.07.2006). Selon Le Monde du 20 décembre 2006, elles comprennent uniquement « une fiche de présentation et la liste de leurs lieux de culte »!
Quelle est la valeur de cette liste ? Dans une circulaire datée du 27 mai 2005, le Premier ministre Jean Pierre Raffarin a demandé de ne plus avoir recours à une liste de 'sectes'. Etant largement désavouée, on ne devrait donc plus s'y référer pour incriminer tel groupement comme présentant un quelconque risque sectaire.
Contrairement à ce que l'on pense, la désignation 'secte' est propre au discours religieux et fait référence à l'époque de l'Inquisition où face à la religion dominante, l'Eglise catholique, des Eglises minoritaires étaient considérées comme déviantes et donc comme des 'sectes' (du mot latin 'séqui' : suivre, en l'occurrence 'suivre un homme dans son opposition à la doctrine officielle'). Ainsi pendant longtemps les différents groupes protestants étaient considérés comme des 'sectes'. Bien que n''ayant aujourd'hui aucune valeur juridique ce terme a pris une forte connotation péjorative dans l'imaginaire collectif à la suite de campagnes de presse polémiques.
Or la République française connaît des cultes et considère les Témoins de Jéhovah comme une association cultuelle au plein sens du terme. Quelles sont les preuves ?
1/Au regard des 3 critères retenus pour définir un culte, le Conseil d'État a rendu le 23 juin 2000 une décision reconnaissant les associations locales et régionales pour le culte des Témoins de Jéhovah comme « cultuelles » au sens de la loi du 9 décembre 1905, considérant que ces activités ne menaçaient aucunement l'ordre public. Depuis 2002, l’Association cultuelle les Témoins de Jéhovah de France a obtenu de l’administration française l’autorisation de recevoir des dons et legs, ainsi que de délivrer des reçus fiscaux qui ouvrent droit à des déductions fiscales pour leurs donateurs
2/Ceci a bien été confirmé par le Chef du Bureau des Cultes, Didier Leschi, lors d'une audition parlementaire le 17 octobre 2006.
3/Aussi en ce qui concerne les Témoins de Jéhovah bénévoles travaillant à Louviers, dans son arrêt du 17 septembre 2001 la Cour d'appel de Rouen a jugé qu'ils relevaient non pas du salariat mais de la "fonction ecclésiale et du bénévolat religieux" !
4/De plus, il faut rappeler que depuis 2005 plus de 700 ministres du culte Témoins de Jéhovah sont affiliés à la CAVIMAC un organisme de Sécurité Sociale sous tutelle de l'Etat qui est chargé de recouvrer les cotisations sociales, de verser les prestations maladie et les pensions de vieillesse et d'invalidité aux ministres des cultes, aux membres de congrégations et des collectivités religieuses. Ils font donc partie des 9 cultes en France à en bénéficier !
5/Enfin, concernant le décès d'un donateur en contrat d'assurance vie avec deux associations locales de Témoins de Jéhovah, la Cour d'appel de Versailles a admis le 7 septembre 2006 que ces associations remplissaient les conditions d'une association cultuelle et donc pouvaient disposer de la capacité à recevoir le capital d'une assurance vie en tant qu'association "cultuelle".
Pourtant, sans avancer aucune preuves tangibles, des adversaires nient ces évidences en ne cessant de critiquer des décisions judiciaires et en entretenant l'ambiguïté entre les associations de loi 1905 concernées et l'Association des Témoins de Jéhovah (ATJ), qui au départ gérait au niveau national les activités d'édition et sur laquelle porte le redressement fiscal. C'était effectivement une association à but non lucratif relevant de la loi du 1er juillet 1901 et qui sortait donc du registre "d'intérêt général" mais elle n'est plus utilisée ! C'est donc une demi-vérité !
En réalité, les associations qui sont utilisées par les Témoins de Jéhovah sont donc cultuelles au plein sens du terme !
Quelle est la position officielle des autorités de l'Etat à l'égard de cette question?
Dans une interview accordée au quotidien Aujourd'hui en France (Le Parisien du Lundi 4 février 2008, p. 16), Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, a expliqué sa position en matière de lutte contre les sectes. Interrogée au sujet des Témoins de Jéhovah, elle a apporté la réponse suivante :
« C'est une association légale. Elle a pu poser, à un moment donné, des difficultés, notamment au regard de la liberté de soins. Le Conseil d'État a tranché : au regard de la loi, c'est une association cultuelle. Mon rôle, c'est de faire appliquer la loi. »
Selon le journal La Croix, publié le 5 février 2008, dans un article intitulé « Une ligne rouge a été franchie » l'Élysée a reproché à la Miviludes, entre autres, d'avoir mené une étude comparative sur le statut des Témoins de Jéhovah à l'étranger, alors que la question de leur statut en France avait été réglée depuis leur reconnaissance comme association cultuelle par le Conseil d'État.
C'est pourquoi, selon un article du Nouvel Economiste daté de novembre 2006 (N°1364), les Témoins de Jéhovah constituent bien "la cinquième religion de France", concluant que pour les députés de la Commission parlementaire sur les sectes " la prise de conscience que les Témoins de Jéhovah sont une religion de la république reconnue depuis la fin du siècle dernier a fait l'effet d'une brutale révélation."
Les bonnes questions qu'il faudrait se poser sont celles-ci: a-t-on fait la même expertise juridique, sociologique, et historique en ce qui concerne les autres confessions ? Si on le faisait, conserveraient-elles encore leur image de 'religion' ? A qui profitent ces ambiguïtés ?
2/ Sont-ils des fondamentalistes de la Bible?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah ne font pas une lecture littérale de tout ce qui est écrit dans la Bible, et ils ne disent pas qu'il faut faire tout ce qui y est écrit aveuglément. Ce ne sont pas des littéralistes. Ils reconnaissent que des portions de la Bible sont symboliques et que d'autres s'appliquaient uniquement à l'antique nation d'Israël. C'est pour cette raison, par exemple, qu'ils ne respectent pas le sabbat. Ils ne croient pas non plus aux tourments des "âmes" dans un enfer de feu, ne croient pas que la terre a été créée en 7 jours de 24 heures, ne rejettent pas toutes les méthodes de contraception, ne procèdent pas aux guérisons miraculeuses, n'enseignent pas la divinité de Marie, ni la papauté, ni la destruction de la terre, ni l'infaillibilité et n'interdisent pas le vin, les distractions ou le mariage comme pourraient le laisser entendre 'certains passages de la Bible'.
S'ils ont de profondes convictions religieuses bien arrêtées, ils s'efforcent d'être raisonnable et ne font pas pression sur les politiques pour promouvoir un certain point de vue, ni ne recourent aux manifestations ou aux violences pour exprimer leur désaccord en politique !
Leur foi n'est pas affiliée au militantisme ni à une posture rigide. On les encourage plutôt à être "équilibré", à "avoir du bon sens" , à "vérifier" ce qu'ils apprennent en "usant de leurs facultés mentales" pour comprendre et appliquer ce qu'ils ont compris. On est loin du fanatisme ou d'une position extrême (La Tour de Garde du 1er août 1994 pp. 9 à 20 a, par exemple, longuement encouragé l'attitude consistant à se montrer raisonnable, conciliant et équilibré).
3/ Laissent-ils mourir leurs enfants en leur refusant les transfusions sanguines?
Les faits: En France, aucune statistique ne vient démontrer cette affirmation. Concernant cette question, Didier Leschi, chef du Bureau des cultes a déclaré ceci, lors de son audition parlementaire: "il m’a semblé nécessaire de demander aux préfectures des départements de faire le recensement sur les 3 dernières années des incidents liés à la transfusion. Au vu des résultats obtenus, ce qui remonte, c’est un petit nombre d’incidents souvent réglés par la discussion. Jamais d’incident, qui met en cause des enfants ou le pronostic vital ou le fonctionnement du service public hospitalier, ne m’a été signalé ces trois dernières années."
Les parents Chrétiens Témoins de Jéhovah aiment leurs enfants et choisissent dans la mesure du possible les meilleurs soins médicaux. De plus, contrairement aux adultes, la transfusion chez l'enfant comporte un risque plus élevé en raison de son faible volume sanguin. Ajoutons qu'au vu de nouveaux risques encore non mesurés, la transfusion n'est plus considérée comme la panacée par l'armée américaine qui désire profiter des progrès de la chirurgie sans transfusion réalisés, entre autre, grâce aux praticiens soucieux de soigner en limitant les risques post-transfusionnels. Il s'agit donc simplement d'une liberté de choix thérapeutique. (Reportage en anglais)
Si un cas se présentait ?
Les médias omettent souvent de préciser que rien ne prouve qu'une transfusion sanguine sauve la vie dans 100 % des cas difficiles; il y a des accidents pour lesquels on ne peut, hélas, rétablir les fonctions vitales !
Le Bureau des cultes rappelle l'arrêt du 16 août 2002 du Conseil d'Etat, estimant que « le refus de recevoir une transfusion sanguine constitue l'exercice d'une liberté fondamentale ». En outre, depuis le 4 mars 2002, les dispositions de la loi Kouchner sur le droit des malades renforcent cette liberté. Didier Leschi a simplement redit le droit : « Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. » Il s'agit donc simplement d'une liberté de choix thérapeutique.
Dans le pire des cas, en France, le juge a le droit d'obliger les soignants à faire transfuser un enfant si son pronostic vital l'exige, ce qui rend impossible de trouver un cas d'enfant mort pour avoir refusé une transfusion sanguine.
4/ En refusant la transfusion de sang, négligent-ils de se laisser soigner même quand leur pronostic vital est en jeu ?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah chérissent le don de la vie reçu de Dieu, ils acceptent les traitements médicaux et chirurgicaux, se soignent et sont vaccinés. Cela dit, rien ne peut démontrer qu'une transfusion sauverait celui qui la recevrait, et aucun chirurgien ne signerait un document garantissant le succès de celle-ci.
Ils sont donc ouverts à toutes alternatives ne faisant pas appel au sang allo génique en matière de traitements. Même dans les pires situations de pertes sanguines, la transfusion n'est plus regardée comme vitale; les facteurs risques-bénéfices rendent le développement de nouvelles techniques plus sûres en évolution.
Guy Canonici, Fédération Chrétienne des Témoins de Jéhovah de France, précisa que 'la motivation tient au fait que les Témoins de Jéhovah considèrent que le sang entre dans l'espace du sacré. Dans l'Ecriture, le sang doit être respecté; les Témoins de Jéhovah ne versent pas le sang. Ils ne consomment pas le sang. Les humains sont rachetés grâce au sang du Christ, d'où le fait qu'ils n'en consomment pas'.
Par ailleurs, de plus en plus de patients qui ne sont pas Témoins de Jéhovah (particulièrement des médecins) connaissant les risques liés aux transfusions demandent qu'on ne leur administre pas de sang.
Enfin, la médecine, hélas, ne guéri pas tout; beaucoup de gens sont morts alors qu’ils avaient accepté une transfusion et, inversement, d'autres sont en vie alors qu'ils avaient refusé cette thérapeutique ! Même si en France quelques Témoins sont morts après avoir refusé du sang, cela ne prouve pas qu'ils seraient encore en vie s'ils en avaient accepté.
5/Y-a-t'il une mortalité plus élevée chez les femmes Témoins de Jéhovah qui viennent d'accoucher en refusant la transfusion ?
Les faits: Guy Canonici répond: 'C'est une statistique qui a été lancée par un de nos détracteurs, ces jours derniers. Cette statistique concerne tout d'abord les Pays-Bas. Elle remonte au début des années 80. Et quand on regarde de très près, elle repose sur un cas au cours des dix dernières années ! [Dont au total 6 cas depuis les années 80] (..) Les Témoins de Jéhovah se font soigner. Les femmes Témoins de Jéhovah en France vont accoucher à l'hôpital ou dans une clinique. Elles sont bien soignées. Et je suis président de la Fédération depuis 11 ans, et on ne m'a jamais signalé un seul cas où une femme Témoin de Jéhovah aurait perdu la vie suite à un accouchement ...'
De ce fait, personne ne peut prouver qu'un refus de transfusion chez une mère est la conséquence de son décès: de milliers de mères meurent malheureusement chaque année même après avoir été transfusée...
6/ Cachent-ils et protègent-ils à l'intérieur de leur mouvement de nombreux pédophiles?
Les faits: Là encore, il serait nécessaire d'en apporter la preuve. En France, les rares cas rapportés dans la presse se sont révélés faux, les accusés n'étant pas Témoins de Jéhovah au moment des faits. Les Témoins de Jéhovah respectent la loi, et si un cas avéré de pédophilie était découvert ils s'y conformeraient en le révélant aux autorités. Leurs enseignements ne prédisposent pas à ce genre de dépravation: bien au contraire. Les événements d'Outreau rappellent qu'il est nécessaire de faire preuve de prudence et ne pas prendre comme argent comptant toute plainte en la matière. Certains ayant étés traités par des psychiatres ont développé des souvenirs induits de maltraitance.
7/ Ayant un contentieux avec le fisc en France qui s'élève à 60 millions d'euros, refusent-il de payer leurs impôts sur les dons ?
Les faits: La Bible en effet recommande aux chrétiens de payer leurs impôts mais elle ne leur interdit pas de saisir la justice s'ils considèrent avoir été l'objet d'une injustice, en l'occurrence c'est le cas ici.
Dans l'arrêt du 30 juin 2011 les 7 juges de la Cour européenne des Droits de l'homme viennent de condamner, à l'unanimité, le gouvernement français, pour violation de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme en taxant les dons manuels reçus par l'Association des Témoins de Jéhovah entre 1993 et 1996 !
L'arrêt de la CEDH, – qui peut encore faire l'objet d'un renvoi devant la grande chambre de la cour –, concerne un contentieux, qui opposait depuis plus de quinze ans l'association des Témoins de Jéhovah à l'administration fiscale française.
"C'est une victoire", déclare au Monde l'avocat des Témoins, Philippe Goni, qui souligne "l'unanimité" des sept juges européens, dont le Français Jean Paul Costa.
Après avoir dénoncé une "procédure viciée" qui "porterait atteinte à leur liberté de religion " les Témoins de Jéhovah estiment être l'objet d'une véritable discrimination fiscale qui ne touche aucune autre religion puisqu'ils se sont vus infliger en mai 1998 un redressement fiscal dont le montant atteignait 57,5 millions d'euros en 2010.
En application de l'article 41, les juges ont demandé au gouvernement français, en particulier le Ministère des affaires étrangères, de trouver un arrangement avec la Fédération chrétienne des témoins de Jéhovah, pour restituer ce qui a été confisqué (environ 4,5 millions d'euros et ainsi que les biens immobiliers séquestrés appartenant à l'association des Témoins de Jéhovah).
Dans le cas contraire le gouvernement a jusqu'au 30 septembre prochain pour saisir la grande chambre et faire appel; le délai étant fixé à 3 mois selon les articles 43 et 44 avec le risque -si la demande de renvoi est acceptée- d'avoir un avis définitif dont l'application sera surveillée par les ministres du conseil de l'Europe. Sur la question des sommes et des biens saisis lors du contrôle fiscal, la Cour statuera à une date ultérieure et non encore connue.
8/Font-ils du prosélytisme en réveillant les gens le dimanche matin par une prédication incessante ?
Les faits: D'abord ils ne font pas de prosélytisme puisque ce mot renvoie à un "zèle déployé pour faire des adeptes" au point de les forcer. On sait que des missionnaires de la chrétienté auraient proposé des études à l'étranger à des convertis potentiels, ou auraient demandé à des réfugiés affamés d'écouter un sermon en échange d'une ration de nourriture. Ce sont tout autant "d'appâts matériels" qui dénotent une véritable volonté de prosélytisme.
Tout au contraire, les Témoins de Jéhovah ne contraignent personne. En réalité ce sont des évangélisateurs qui respectent leurs prochains. Ils sont bénévoles et indiquent que c'est par amour pour autrui qu'ils font des efforts pour les rencontrer. Ils tiennent compte des indices leur permettant de savoir si les habitants de la maison dorment encore et ils n'insistent pas outre mesure lorsqu'ils frappent à la porte. Ils ne passent généralement que tous les deux mois dans les endroits qu'ils visitent, ce qui laisse tout de même du temps pour dormir n'est-ce pas ? Ils n'insistent jamais; ceux qui ne désirent plus leur visite peuvent le leur faire savoir, et il en est tenu compte lors des visites suivantes dans leur quartier. Enfin depuis quelques années la plupart ne se réservent plus seulement le dimanche matin pour aller évangéliser.
9/ Attendent-il la 'fin du monde' en ne participant pas aux progrès de la société ?
Les faits: Le sens communément donné au terme fin du monde (destruction de la terre par Dieu) est complètement différent de celui qu'on retrouve dans les évangiles dans certaines traductions. C'est pourquoi la traduction qu'utilisent les Témoins de Jéhovah parle de la "fin du système de choses". Ainsi en réalité ils n'attendent non pas la fin du monde (comprise comme la destruction de la terre) mais la fin des systèmes humains suivis du règne de Dieu, contrairement à de nombreux protestants qui croient que la terre sera anéantie. Du reste, se focaliser sur eux concernant seulement l'attente d'une intervention divine pour défaire les systèmes humains est réducteur. Leur message est beaucoup plus positif qu'on le pense. C'est pourquoi ils ne demeurent pas dans une simple position attentiste.
C'est ce qu'a encore indiqué Guy Canonici: " Les Témoins de Jéhovah ne croient pas en la fin du monde. [Ils] attendent le règne de Dieu. Dans l'Evangile Jésus dit à ses disciples de prier pour que le règne de Dieu vienne et que la volonté de Dieu se fasse sur terre ; c'est ce que nous croyons. Et les Témoins de Jéhovah pensent que la solution aux problèmes de l'humanité c'est effectivement un règne parfait qui est le règne de Dieu. "
De ce fait, ils ne s'appuient pas sur les prévisions alarmistes concernant l'état de l'environnement dans les 15 ans à venir et qui menacerait vie sur terre pour proclamer leur message. Loin de susciter la frayeur, qui est une accusation récurrente, ils font au contraire connaître leur espérance merveilleuse pour l'avenir de la terre.
Aussi, faut-il le rappeler, cela ne les rends pas pour autant inutile à la société. Ce sont des chrétiens avant tout qui se soucient du bien être de leurs prochains. La plupart aiment leur métier et sont pompiers, infirmiers, médecins, chirurgiens, directeurs d'école, ingénieurs, enseignants, assistantes sociales etc....
D'autres s'impliquent dans des œuvres humanitaires, en Afrique et ailleurs, quand ils n'aident pas leurs voisins victimes de catastrophes naturelles. L'organisation elle même fait beaucoup dans ce sens; elle pourvoit au besoin d'instruction dans certaines parties du monde, gère des situations d'urgence: exodes, tremblements de terre, cyclones, et autres drames pour aider les témoins et leur entourage et cela sans rien attendre d'eux ! Leur œuvre à une vocation essentiellement spirituelle.
Avec quels résultats ? Beaucoup de personnes frappées par la pauvreté en sont venues, soit à persévérer dans la recherche d'un emploi, soit à faire des économies (sur le tabac ou l'alcool ou les jeux) pour subvenir aux besoins de leur famille après avoir été aidées spirituellement par des Témoins de Jéhovah... Enfin, il faut rappeler que ceux-ci ont contribué à l'intégration sociale de prisonniers ou d'immigrants qui étudiaient la Bible avec eux.
Les faits montrent donc que les Témoins de Jéhovah participent au renforcement du tissu social et sont des acteurs importants dans l'œuvre de bienfaisance qu'ils poursuivent visant à venir en aide spirituellement à leur prochain, voir matériellement quand c'est possible.
10/ Sont-ils des 'créationnistes' qui croient que Dieu a fait la terre en 7 jours de 24 heures et des obscurantistes qui rejettent la science ?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah ne sont pas à proprement parler des créationnistes au sens où ils ne militent pas ou ne font pas du lobbying pour obliger à tenir compte de leur croyance dans l'enseignement scolaire.
Ils croient plutôt que la création biblique n'est pas à prendre au pied de la lettre en terme de durée, il s'agit plutôt de périodes (milliers d'années ?) que le récit ne précise pas. Ils s'appuient sur le fait que ce n'est qu'après le 4ème jour de création qu'on pouvait faire la distinction entre le jour et la nuit. Le récit de la Genèse évoque le "jour ou Dieu fit la terre et le ciel" (Genèse 2:4) comme une période qui englobe justement les 6 jours de créations. Donc le mot "jour" est à relativiser. Ces 6 jours, en réalité, correspondent aux époques où Dieu a aménagé la terre, puisque celle-ci existait bien avant ces "7 jours". Il n'est pas précisé combien de temps s'est écoulé avant l'aménagement de la terre; le récit ne s'oppose donc pas aux conclusions des scientifiques qui évaluent l'âge de la terre à 4,5 milliards d'années.
D'autres parts, ce n'est pas un crime contre la science que de douter d'une THEORIE qui contient des lacunes ! Aussi, il ne faudrait pas avoir une vision réductrice binaire en ne voyant que deux 'croyances' qui s'affrontent: d'un côté les scientifiques (évolutionnistes) et, de l'autre, les fondamentalistes religieux (créationnistes). Il y a d'autres croyances, comme celui des partisans du "dessein intelligent" etc... D'un autre côté, il y a de nombreux scientifiques, et parmi eux des renommés, qui ne soutiennent pas la théorie de l'évolution.
Certains l'argumentent de façon tout à fait scientifique, par exemple, en s'appuyant sur les récentes découvertes de fossiles qui contredisent la théorie de l'évolution jusque dans ses fondements.
Les musulmans, qui sont de plus en plus nombreux à rejeter cette hypothèse, sont-ils aussi des obscurantistes ? Reste que, sans doute pour ne pas entretenir l'ambiguïté à ce sujet, ces derniers temps les publications des Témoins utilisent de plus en plus le terme de "conception". Ils ne veulent pas polémiquer à ce sujet et souhaitent qu'on respecte leurs croyances comme ils montrent du respect pour celles des autres à l'intérieur des écoles laïques.
11/ Pensant avoir l'exclusivité de la vérité, croient-ils que pour gagner le paradis il faut faire partie des '144 000', selon le livre de l'apocalypse, qui seuls seront sauvés ?
Les faits: Ils ne sont pas le seul groupe religieux à penser qu'ils enseignent la vérité sur les évangiles. L'Eglise catholique, par exemple, a publié dans sa littérature une note indiquant qu'elle est la détentrice de la vérité.
Maintenant, les Témoins de Jéhovah s'appuient sur de nombreux passages de la Bible qui montrent que ceux qui seront sauvés le seront sur des critères précis mais, parmi ceux-là, aucun n'est quantitatif. La Révélation (Apocalypse en grec) révèle même que ceux qui seront sauvés "ne peuvent être compté". La confusion vient du fait que ce nombre (144000) constitue une classe à part de personnes qui participeront au gouvernement dirigé par Christ. Ce gouvernement règnera sur des humains sur la terre dont le nombre n'est pas défini. Une étude sérieuse de la Bible enlève rapidement tout mystère sur ce sujet qui est pourtant d'une simplicité biblique.
12/ Leur technique d'enseignement s'apparente-t-elle à du 'lavage de cerveau' ?
Les faits: Si on voulait se prendre à ce jeu on dirait que si le cerveau est lavé c'est qu'il était sale ! Pour rester sérieux, les recherches sur le lavage de cerveau se sont révélées stériles.
Le fait est que le lavage de cerveau n'existe pas (certains tortionnaires l'aurait pourtant souhaité), sauf chez les rationalistes. Donc, accuser quelqu'un de faire usage d'une telle méthode relève de la fantaisie, voir du fantasme. Au contraire d'un hypothétique lavage de cerveau, l'enseignement des Témoins de Jéhovah fait appel à la raison et l'adhésion à ce mouvement est parfaitement fondée sur une base volontaire. Quiconque veut devenir Témoin de Jéhovah doit satisfaire à des critères moraux qu'il ne peut acquérir que volontairement.
Selon les psychologues, la manipulation psychologique serait fondée sur 3 scénarios ; la séduction, la déstructuration, et la restructuration. Certains observateurs ont fait remarquer que ces 3 phases correspondent plutôt à l'intégration d'un individu dans n'importe quel groupe: Eglise, entreprise, parti, équipe sportive, armée, troupe, etc... Même les équipes de sport ont un code de conduite, un certain engagement, qui lie les joueurs les uns aux autres avec un certain objectif. Les militaires aussi avec leurs chants, leurs cérémonies et leurs engagements... Cette accusation est en fait un fantasme de psychiatre puisqu'en réalité il s'agit simplement de la transformation d'une personne, qui décide en elle même, sans qu'on l'y oblige, à vivre en "chrétien"!
Est-ce que les milliers de personnes qui avaient été délinquants par le passé au point d'y renoncer en devenant Témoin ont été déstabilisées mentalement ou déstructurées ? (Que dire alors de la publicité, alors, pour les associations anti-drogue, anti-alcool, anti-jeux...?)
D'ailleurs, un journal paru le 4 mai 1996 (Le Pays de Haute-Saône) avait qualifié les Témoins de Jéhovah de "secte pire que la drogue" en disant que "leur but n'est pas de donner un instant d'oubli mais de transformer l'individu en rouage"! Il faut savoir que dans son arrêt du 11 décembre 2003 , la Cour de cassation a condamné le journaliste en précisant « que les propos incriminés, relatifs aux sectes, mettant en cause les Témoins de Jéhovah, pour transformer les individus en "rouages", laissaient entendre que ce groupement avait recours à des moyens de pression de nature à faire perdre à ses membres tout libre arbitre, ce qui constituait une diffamation ».
Enfin il faut savoir que selon une enquête de la SOFRES (TJ Rapport de synthèse, réf. MHIMVN 98-204, octobre 1998.) sur les familles Témoins de Jéhovah, « parmi l'ensemble des foyers ayant des enfants, seuls 27 % ont baptisé tous leurs enfants, et 28 % certains de leurs enfants ». À partir de ces chiffres, on peut s'interroger sur le prétendu endoctrinement et embrigadement que subiraient les enfants de Témoins de Jéhovah ; car, dans de telles circonstances, le taux de jeunes convertis serait sans aucun doute bien plus élevé...
13/ Est-il difficile de sortir de leur mouvement ou d'en 'réchapper indemne' ?
Les faits: Non, il n'est pas difficile de sortir des Témoins de Jéhovah : une simple lettre suffit... La preuve, c'est que des milliers l'ont fait sans avoir été menacé d'une façon ou d'une autre par leurs anciens coreligionnaires.
Sinon, il est indéniable que déménager, quitter un emploi, un conjoint, ses parents, un club ou quelque association que ce soit, est une étape éprouvante, donc une source de stress. Là où il y avait de l'affectif, il y aura toujours quelques 'lésions' suite à la rupture. Le contraire démontrerait qu'il n'y avait pas d'affectif... Les conséquences psychologiques de l'abandon officiel d'une religion sont bien souvent proportionnelles à l'engagement affectif que la personne avait investi dans celle-ci.
On lit sur le site « Association vie religieuse et familles » ces idées très intéressantes sous la rubrique 'Sortir d'une Communauté'; nous citons :
« SITUATION DU SORTANT [...]. Le Code de Droit Canonique prévoit qu'il est toujours possible de quitter la vie religieuse pour convenances personnelles: c'est une des différences essentielles entre un institut religieux et une secte ».
Dans l'Islam, les conséquences de son « retrait officiel » sont plus souvent désastreuses. En effet, l'islam est un mode de vie à part entière, qui gouverne l'État, ses lois, ses institutions sociales et sa culture. C'est donc plus qu'une religion. Par contre, abandonner la religion est perçu comme un acte d'apostasie plus ou moins sévèrement sanctionné. Il ressort de ces deux exemples (religions chrétienne et musulmane) que les conséquences de l'abandon de la communauté religieuse est vécu plus péniblement quand l'implication dans celle-ci est importante. Ainsi, quitter un groupement religieux, regardé par les uns comme « secte » par les autres comme « religion », restera une étape éprouvante pour qui s'est engagé affectivement dans celui-ci.
Par contre selon une étude menée par le docteur en sciences médicales (Médical psychologie, psychiatrie), à Saint Petersbourg en octobre 1998 :
"Il n'y a aucune indication confirmant que la durée passée à fréquenter l'organisation n'a une quelconque influence sur les traits de personnalité. Ces conclusions permettent de rejeter l'accusation selon laquelle l'organisation des Témoins de Jéhovah exerce un influence destructrice sur ces membres."
Reste que si les Témoins ne veulent pas avoir de rapport avec eux, c'est leur principe. En effet, la Bible en II Jean 10 recommande de ne pas "recevoir" ou dialoguer avec un excommunié pour ne pas s'associer à son état d'esprit. Les Témoins ne considèrent pas pour autant tous les excommuniés comme des apostats. Est-ce une attitude sectaire ? A-t-on taxé M. Chirac d'attitude sectaire quand il a refusé de dialoguer avec le candidat du parti du front national en 2002 ? Non. Parfois, le simple fait de se refuser à dialoguer avec des personnes que l'on perçoit comme 'indésirables' est une question de principe.
C'est le cas des Témoins de Jéhovah envers leurs ex-fidèles. Ce n'est pas pour cacher des accusations vraies qui ébranleraient l'organisation elle même, non, c'est afin d'éloigner l'esprit séditieux, qui tel un poison, n'apporte rien de constructif. En réalité, ils le font aussi pour le bien de ceux qui se sont éloignés d'eux...
Enfin les associations soit disantes chargées de venir en aide aux "victimes des sectes", en réalité, au lieu de participer à la "guérison" de celles-ci, ne font qu'entretenir le ressentiment et la haine ce qui génère un ralentissement, si ce n'est une impossibilité, dans le rétablissement psychoaffectif !
C'est ce qu'on peut constater largement sur la toile et à partir d'un jugement en appel édicté en mars 2005 en Allemagne, dont voici l'énoncé selon un quotidien:
"Selon la Cour d'appel, toutes les accusations portées contre eux [les Témoins de Jéhovah] se sont avérées non fondées. En conséquence, l'intimé (le Land de Berlin) n'a pu s'appuyer dans son argumentation que sur des témoignages d'anciens membres, [et] de rapports émanant de groupes antisectes (...). Leur vision des choses n'a cependant pas été corroborée par des tribunaux d'affaires familiales, des médecins, des psychologues et des enquêtes d'experts. On ne pouvait guère s'attendre [que] des membres sortants (...) puissent à posteriori retenir des aspects positifs de leur expérience vécue avec la communauté. Cette estimation de la cour est en total contraste avec l'activité des responsables chargés des questions des sectes par les Eglises officielles, qui font reposer leur opinion négative des concurrents religieux sur ces « témoignages d'anciens membres », et qui, de surcroît, collaborent étroitement avec les ex-membres et les associations antisectes" - Le quotidien Die Welt, 26 mars 2005, p. 3
Pour conclure, le chef du Bureau des cultes a confié ceci lors de son audition parlementaire: "En ce qui concerne la liberté de conscience et le droit d’éduquer ses enfants selon les valeurs que l’on souhaite transmettre, vous savez bien qu’il y a toujours une appréciation qui peut être très différente en fonction des personnes. Il fut un temps où l’on expliquait, on pouvait expliquer, que quelqu’un qui adhérait à un mouvement communiste était dépouillé de sa personnalité et quand il en sortait il avait le sentiment d’une extrême douleur, puisque ses anciens camarades refusaient de leur parler. Et du reste, quand j’étais étudiant en sciences politiques, il y avait un ouvrage qui était donné en usuel dans une salle célèbre, des usuels qui s’appelaient « la secte », à propos du parti communiste et qui étaient écrits par un sociologue que l’on entend souvent dans les ondes, qui s’appelle Marc Lazar. Voilà, tout ça est une question d’appréciation."
14/Sont-ils des asociaux qui ne s'amusent ou ne s'épanouissent jamais ?
Les faits: C'est une idée reçue qui tombe d'elle-même dès que l'on connaît les Témoins de Jéhovah. Les Témoins sont des gens comme les autres, ils vont en vacances, au cinéma, aux concerts, font des barbecues, organisent des réunions récréatives, font de la musique, organisent des banquets où ils mangent et boivent raisonnablement, font de la peinture, de la photo et j'en passe. Les revues des Témoins encouragent à se réserver du temps pour les divertissements qui sont décrits comme un "besoin salutaire" (...) "utile tant à l'individu qu'à la société".
La même étude précitée menée en Russie indiquait:
"L'échantillon des Témoins de Jéhovah étudié ne présente pas de différence notable avec l'ensemble de la population quant à leur caractéristiques sociales."
La grande majorité qu'ils soient d'origine indienne, arabe, kabyle, africaine, etc. ... ne se sont pas coupés de leur culture ni de leur racines ; la preuve, c'est qu'ils utilisent souvent leur propre langue maternelle et leurs vêtements traditionnels, comme on peut le constater, lors de leurs rassemblements !
15/ Leurs enfants sont-ils souvent isolés du reste de la société, n'ayant pas tellement de relations avec le monde extérieur, étant en rupture sociale ou ne s'intégrant pas dans la société ?
Les faits: Guy Canonici avait répondu à cette accusation: 'Nos enfants fréquentent l'école de la République ... Il n'y a pas de rupture sociale. Nos enfants, non seulement vont à l'école de la République, mais ils fréquentent toutes les écoles de France. Ils participent à toutes les activités. J'aimerais dire qu'ils s'efforcent de donner une bonne éducation à leurs enfants comme le font d'autres parents. "
Selon une enquête de la SOFRES menée en 1998, « 94 % des familles [Témoins de Jéhovah] scolarisent leurs enfants dans l'enseignement public classique, trois quarts font participer leurs enfants aux activités culturelles ou sportives de l'école, deux tiers aux activités sociales, classes vertes, classes de neige...»
De plus, il n'y a pas chez eux d'écoles confessionnelles, ce qu'ils pourraient établir, ce qui exclut toute volonté d'endoctrinement de leur jeunesse ou toute logique de communautarisme !
Le Progrès avait également consacré en 1991 un article à un lycéen, Témoin de Jéhovah convaincu, qui avait obtenu le premier prix au concours général en « économie-droit ». Le journal lyonnais nous offre une présentation édifiante de ce lauréat apparemment bien intégré dans sa classe :
"[Le] professeur de Frédéric (en économie de gestion) parle de lui comme d'un élève 'qui excelle dans toutes les matières', (...). Modeste, donc, mais à l'aise dans sa classe, il est toujours prêt à donner un coup de main aux autres. Il est aussi excellent pour l'amitié et l'esprit de groupe." (Le Progrès, 14 juin 1991. Cité dans le Petit dictionnaire des opinions reçues à propos des Témoins de Jéhovah de Marie-Louise Le Mouël, pp. 103, 104).
Cet exemple parmi d'autres, prouve d'une manière flagrante que les jeunes parmi les Témoins de Jéhovah connaissent une vie scolaire normale, entretiennent des relations équilibrées avec leurs camarades de classe et ne sont pas victimes d'une éducation parentale qui les marginaliserait.
En ce qui concerne leur épanouissement, on pourra se reporter aux résultats d'un programme de recherches commandé par le gouvernement belge et conduit sous l'égide de l'Université catholique de Louvain. L'ouvrage interdisciplinaire intitulé 'Mouvements religieux contestés - Psychologie, droit et politiques de précaution' a constaté que leur « niveau de bien-être est comparable aux normes [élevées] et il existe même un optimisme par rapport au futur. » (Vassilis Saroglou... Mouvements religieux contestés - Psychologie, droit et politiques de précaution, Gand : Academia Press, 2005, pp. 80, 81.)
Une décision de justice indique ceci dans un arrêt de la Cour d'Appel Grenoble, 12 octobre 1999:
« Les intérêts de l'enfant sont sa liberté de penser, de conscience et de religion. En outre, il n'est pas établi que participer à des réunions des Témoins de Jéhovah soit de nature à compromettre sa santé physique ou psychique. De plus, l'enfant présente un certain discernement et est capable de faire un choix entre les pratiques divergentes de sa mère et de son père. »
Une autre l'a confirmée dans la Cour d'appel (CA), 1re ch., 27 novembre 1995, n° 878:
« Force est de constater que rien dans les pièces du dossier ne permet d'affirmer ou même de laisser supposer que les convictions religieuses de F. C. puissent présenter un danger moral pour l'enfant V. ; que les conseils donnés (...) quant à l'éducation des enfants se rapportent à la morale traditionnelle, à l'effort personnel et à l'élévation spirituelle, toutes règles qui ne sont pas contraires à une bonne éducation. Attendu que l'éducation d'un enfant s'étend à l'éducation religieuse, que l'on ne saurait reprocher à l'un des parents de tenter de faire partager sa foi ou sa vision du monde dans une atmosphère de libre pensée, en vertu de la liberté de conscience et de culte, tant que la pratique de cette religion ou de cette idéologie n'est pas contraire à l'ordre public et ne dégénère pas en abus. »
Il y a un cas de jurisprudence: quand un père réclamait que soit imposée à la mère l'interdiction d'emmener ses enfants aux offices religieux des Témoins de Jéhovah, la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, le 25 octobre 2005, a estimé qu'il n'apportait pas la preuve que « les croyances de la mère ou la participation, qui apparaît au demeurant limitée, des enfants à cette pratique, préjudicient à l'épanouissement, à la santé physique ou psychique et à l'intégration dans la vie sociale des enfants ».
Dans son arrêt, la cour ajoute que « la relation des deux enfants avec chacun de leur parent est aimante et de qualité ; que les deux enfants apparaissent tout aussi à l'aise chez leur père que chez leur mère ; que les enfants apprécient la nouvelle concubine de leur père ; et enfin que les domiciles parentaux sont proches l'un de l'autre».
Enfin, concernant les fêtes, elles ne sont pas indispensables au bonheur de l'enfant ou de l'individu, si les personnes qui sont bien renseignées sur leur origine ne les aiment pas, c'est leur choix; tout comme les athées, les gens qui sont libres de penser n'ont pas besoin d'observer les jours saints toute l'année pour prouver qu'ils sont dans la norme!
16/ Divisent-ils les familles ?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah font généralement de meilleurs parents et de meilleurs conjoints. Il est vrai qu'il arrive que des familles mixtes se disloquent, mais cela est le plus souvent dû à l'intolérance de celui qui ne peut accepter la nouvelle foi de celui qui devient Témoin de Jéhovah. Le conjoint Témoin est cependant prêt à faire de gros efforts pour sauver son couple. Ils n'encouragent pas leurs membres à éviter leur famille, bien au contraire.
En réalité, on peut objectivement constater que c'est pour une bonne part la 'médiabolisation' de masse des années 90 qui a contribué à mettre de l'huile sur le feu en divisant les familles de Témoins en France.
Les Témoins de Jéhovah ont réalisé une enquête sociologique (sous contrôle d'huissier) auprès de toutes les congrégations en France. Cette enquête effectuée en juin 1991, authentifiée sous contrôle d'huissier, a révélé qu'il existait en France 15 200 couples dont l'un des époux ne partage pas la foi de l'autre; et ce, à coté des 29 000 couples dont les deux conjoints sont Témoins de Jéhovah. Autrement dit, plus de 15 000 non témoins acceptaient de vivre, souvent même depuis des dizaines d'années, avec un conjoint Témoins. Et sur ces 15 200 couples, le taux annuel de divorce est de 0,9 % soit un chiffre sensiblement égal au taux moyen des divorces en France. En la circonstance, l'adhésion de l'un des époux aux croyances n'aggrave pas le risque de divorce dans un foyer.
Me Jean-Marc Florand (maître de conférence des facultés de droit) déclarait lors d'un colloque organisé à l'Assemblée nationale et consacré aux Témoins de Jéhovah en 1993 : "Il nous semble ainsi que le reproche, traditionnellement véhiculé et fait aux Témoins de Jéhovah, de détruire systématiquement les familles est, du moins dans la jurisprudence, je ne me prononce pas sur la doctrine car je ne suis pas théologien, sans base statistique sérieuse, ne concerne que des cas isolés, excessifs, marginaux, non spécifique au mouvement des Témoins de Jéhovah et qui, à nos yeux, ne saurait engager le mouvement dans son ensemble et encore moins servir à le déshonorer dans sa globalité".- Les Petites Affiches, n° 95, 10 août 1994, page 51.
17/ Leur organisation mène-t-elle ses membres au suicide ?
Les faits: Selon Le Parisien du samedi 30 mai 1998, (édition de Seine-Saint-Denis) lors d'une audience à la Cour d'appel de Versailles, le 3 novembre 1998, il a été signalé que seulement trois suicides sur 120 000 personnes [Témoins de Jéhovah] ont été recensés; (soit 0.0025 % c'est-à-dire 6 fois moins que la moyenne nationale française qui est de 0.016.2 % !)
James Beckford, Professeur à l'université de Warwick, en Angleterre a fait ce constat:
"Je ne connais aucune statistique démontrant [...] que 'beaucoup' de membres ou ex-membres de la Watchtower se soient suicidés. Au contraire, des études psychologiques et psychiatriques ont démontré que l'appartenance à une religion enthousiaste réduit les risques de suicide. Il y eu très peu d'études fiables concernant des ex-membres de la Watch Tower; et aucune de ces études ne suggère que ces personnes sont plus que les autres enclines au suicide."
18/ Le vote leur est-il interdit et participent-ils à la vie sociale ?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah n'interdisent pas de voter; ils considèrent que c'est une affaire personnelle et ne donnent pas de consignes à ce sujet. Dès 1951, La Tour de Garde abordait la question du vote dans le système démocrate. Elle indiquait qu'un chrétien peut s'inscrire comme votant et faire ce qu'il veut de son bulletin selon sa conscience. En France, la direction du mouvement rappelle chaque année aux fidèles qu'ils ont l'obligation d'être inscrit sur les listes électorales conformément à la loi. Au moment de voter dans des élections politiques, les Témoins de Jéhovah n'interviennent pas dans le droit des autres à ce sujet, ni ne font une quelconque campagne contre des élections politiques.
Ils forment une organisation religieuse et se dévouent exclusivement à leur activité chrétienne principale qui est d'annoncer le message du Royaume de Dieu comme seul espoir pour l'humanité et restent neutres quand aux affaires politiques de ce monde.
19/ Leur organisation se proclame-t-elle infaillible ayant annoncé plusieurs fois la fin du monde notamment en 1925 et 1975 ?
Les faits: Dès les débuts de l'organisation, leurs membres précisaient ces points:
"Nous n'avons pas le don de prophéties " - Zion's Watch Tower, 1883, p. 425
"Quelqu'un pourrait demander: affirmez-vous, alors, que vous êtes infaillibles et que chaque phrase apparaissant dans les publications de "La Tour de Garde" est établie avec une exactitude absolue? Assurément, nous ne faisons aucune affirmation et n'en avons jamais faite de pareille."- Zion's Watch Tower, 15 septembre 1909
"Remarquons que si la Watch Tower Society était infaillible, il n'y aurait pas de rectification ultérieure des sujets traités, mais n'étant pas infaillible et n'ayant jamais prétendu l'être, des rectifications sont parfois nécessaires" - La Tour de Garde du 15 février 1955; p. 63
" Bien que la classe de l'esclave soit qualifiée de ' fidèle et avisée ', Jésus n'a pas affirmé qu'elle serait infaillible. Ce groupe de frères oints fidèles se compose toujours de chrétiens imparfaits. Même avec les meilleures intentions, ils peuvent se tromper, ce qui est arrivé à certains d'entre eux au Ier siècle (Actes 10:9-15 ; Galates 2:8, 11-14). "- La Tour de Garde du 1er décembre 2002; p. 17
Ainsi, ce sont les opposants aux Témoins de Jéhovah qui, pour les dénigrer, les taxent de faux prophètes. La Tour de Garde (qui est l'organe officiel des Témoins de Jéhovah) n'a jamais annoncé de date de la fin du système de chose.
Concernant 1925 : "L'année 1925 est arrivée. Les chrétiens ont attendu impatiemment cette année. Beaucoup ont cru que dans l'année tous les membres du corps du Christ seraient reçus dans sa gloire. Il est possible que cela soit arrivé. Mais il est probable que non. Dieu accomplira son dessein concernant son peuple en temps voulu. Les chrétiens ne doivent pas s'inquiéter outre mesure de ce que signifie cette année." "The Watch Tower, January 1, 1925, page 3.
Concernant 1975 : "Que dire concernant 1975 ? Qu'est ce que cela doit signifier, chers amis ? demanda frère Franz. Cette année est-elle la fin d'Armagguedon, la date où Satan sera lié ? C'est possible ! Toutes choses sont possibles avec Dieu. Est-ce que Babylone la Grande chutera en 1975 ? C'est possible. Est-ce que Gog de Magog s'attaquera aux Témoins de Jéhovah pour les détruire, avant d'être lui-même mis hors d'état de nuire ? C'est possible. Mais nous n'affirmons rien. Toutes choses sont possibles avec Dieu. Mais nous n'affirmons rien. Et que personne n'annonce rien de péremptoire concernant la période qui nous sépare de 1975." The Watchtower, 15 October 1966, page 631.
Si certains témoins de Jéhovah s'étaient appuyés sur le calendrier de la Bible qui indique qu'en 1975 Adam aurait 6000 ans et en faire des interprétations personnelles autour d'eux ce n'est pas ce qu'à fait la Watch-Tower qui n'a jamais été catégorique sur ce sujet !
En ce qui concerne 1975 les imprimés des TJ n'ont jamais dit que la fin du monde arriverait en 1975 simplement que cette année marquait du point de vue de la chronologie biblique la fin des 6000 ans d'existence de l'homme sur la terre. Les différentes publications citant Marc 13:32 ajoutait même que personne ne pouvait dire avec certitude que cette année verrait l'intervention de Dieu dans les affaires de la terre- La Tour de Garde du 15 aout 1968 p 498, p724 ; Réveillez-vous du 8 avril 1969; La Tour de Garde du 15 septembre 1974 p571 etc...Les TJ très prudents à ce sujet n'indiquent aucune date. Ils mettent plutôt l'accent sur la mise en pratique des principes bibliques et les promesses du royaume de Dieu.
20/ Ne serait-ce pas les 'gens faibles d'esprits' qui deviennent Témoins de Jéhovah ?
Les faits: Il y a des gens de toutes classes sociales, des gens instruits, des chefs d'entreprises, des directeurs d'établissements, des médecins, des artistes, des célébrités, des psychiatres et même des personnes de fortes personnalités ! D'un esprit fort sortent des idées ou des projets; or, pour reprendre le cas des chefs d'entreprises, comment peut-on y rester si on n'a pas d'esprit d'innovation ? Il faut donc enlever ce cliché qui consiste à penser que le mouvement n'attire que des 'moutons décérébrés qui se font manipuler par des gourous'. C'est une grande erreur; au contraire chacun des membres est régulièrement encouragé à utiliser son libre arbitre pour faire ses choix personnels et à se remettre en question en toute bonne conscience pour être en accord avec sa foi professée, choses que des personnes faibles d'esprits ne peuvent faire... Dans les questions personnelles, en dernier ressort, les décisions, les choix leur incombent; toutes leurs actions sont motivées par un engagement personnel qui demande une grande force d'esprit.
On ne devient pas Témoin de Jéhovah facilement comme cela ; celui qui veut l'être doit se faire baptiser ce qui inclut qu'il doit apporter les preuves qu'il a bien compris personnellement tout ce que cela représente. C'est plutôt la pensée unique anti-spirituelle qui fait moisir l'esprit d'innovation dans la société (voir sous les régimes athées à l'exception de la science des armes).
21/Encouragent-ils leurs enfants à ne pas poursuivre de hautes études ?
Les faits: Depuis plusieurs années, dans les rassemblements des Témoins de Jéhovah, on rappelle régulièrement que la volonté ou non de poursuivre des études supérieures reste un choix personnel. Si certains jeunes ont renoncé à faire de hautes études beaucoup d'autres suivent ou ont suivi un cursus universitaires.
Dans les années 90, à l'époque où le baccalauréat ne "valait pas grand chose" sur dans le marché de l'emploi, ceux qui ont décidé de ne pas poursuivre leurs études et qui se sont orientés dans une des filières techniques que l'on considérait comme des "voies de garage" ont pu trouver rapidement un travail alors que des milliers de diplômés en masters et autres se sont retrouvés nombreux sur le marché et ont connu le chômage...
Contrairement à ce que véhiculent des détracteurs, l'organisation n'a jamais souhaité vouloir favoriser des filières afin que des jeunes aillent travailler au Béthel comme volontaire. Elle a plutôt mis en évidence la valeur de l'instruction afin de pouvoir trouver plus facilement un emploi et de subvenir ainsi à ses besoins.
22/ Ont-ils un ou des gourous ?
Les faits: Les Témoins de Jéhovah suivent les enseignements de Jésus Christ. Ils s'appliquent scrupuleusement à vérifier toutes choses pour voir si elles sont conformes à l'enseignement de la Bible. Un gourou n'aurait aucune chance de percer chez eux. Les personnes qui supervisent l'œuvre mondiale des Témoins de Jéhovah le font en toute humilité et ne cherchent pas à mettre des idées personnelles au premier plan. Ils vivent simplement et se fondent modestement dans la masse lors des assemblées. Les articles donnés pour l'enseignement sont soigneusement réfléchis pour avoir l'assurance qu'ils collent le plus parfaitement possible à ce que dit la Bible. La foi des fidèles ne procède pas uniquement de cette organisation puisque sous l'interdiction celle-ci était interdite ; elle n'est donc pas leur "mère".
James Beckford, professeur universitaire à Warwick, en Angleterre, a déclaré:
"[On] a tort de dire que les Témoins de Jéhovah considèrent leur organisation comme la seule autorité spirituelle et politique. Au contraire, ils proclament leur loyauté à Dieu: pas à une organisation."
23/ Leur organisation aurait-elle pour but de faire du profit ?
Les faits: La Watch Tower n'est pas plus riche que la plupart d'autres confessions et ne demande pas de quêtes à ses membres. Ses activités sont entièrement financées par des offrandes volontaires. Ses objectifs sont non lucratifs. Quels sont les preuves ?
On a pu calculer que sur les offrandes reçues en une année, chaque fidèle aurait donné en moyenne l'équivalent de 2 paquets de cigarettes par mois (soit 100 euros par an)! En France, ce genre de don peut même faire l'objet d'une déduction d'impôts.
L'administration fiscale française a contrôlé les Témoins de Jéhovah sur une durée de 18 mois, dès 1996. A l'issue de ce contrôle, la Direction des Services fiscaux des Hauts-de-Seine a confirmé le caractère non lucratif des activités de l'Association les Témoins de Jéhovah.
De plus, en février 2000, un audit financier au cabinet londonien Grant Thornton International, sixième cabinet mondial d'audit, a certifié le "caractère non lucratif" des activités des Témoins de Jéhovah de France, au bout de 60 semaines d'investigations !
Aux yeux de la loi, donc, la Société est une association à but non lucratif. Il n'y a ni actionnaire, ni dividende, pas même de salaire. Tout ministre qui travaille au siège mondial, y compris les responsables, a fait vœu de pauvreté. Bien que nourris et logés, ils reçoivent les soins médicaux nécessaires ainsi que le remboursement de certaines dépenses personnelles. Si un Témoin doit voyager pour les affaires de la Société, ses dépenses sont généralement prises en charge.
Voici quelques témoignages "neutres" ou provenant d'opposants à ce sujet:
"L'inspection de 1996 n'a donc pas pu déboucher sur des poursuites pour travail clandestin, le caractère lucratif de l'association chargée de l'exploitation de l'imprimerie n'ayant pas pu être démontré, notamment à l'occasion du contrôle fiscal dont elle a fait l'objet (...)." - Les sectes et l'argent, RAPPORT PARLEMENTAIRE N°1687 DE JUIN 1999, 3ème partie.
" Les Témoins de Jéhovah sont de nature très différente de ces nouvelles sectes. Ils affichent clairement leurs objectifs réels, l'argent sert à construire des lieux de culte et non à enrichir quelques nababs, le pouvoir est collégial et n'est pas entre les mains d'un gourou tout-puissant (...) " - Nathalie Luca (ethnologue, chercheur au CNRS, membre de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes) et Frédéric Lenoir (philosophe et sociologue), Sectes : mensonges et idéaux, Bayard Éditions, 1998, p. 36-37.
" Les dirigeants des Témoins deJéhovahne tirent probablement aucun profit financier personnel significatif de leurs activités. " - Jean-Pierre Brard, Les sectes et l'argent, rapport n° 1687, Assemblée nationale, Paris, 1999, p. 185.
Les comptes de la Société Watchtower sont transparents et ils paraissent chaque année dans l'annuaire des Témoins de Jéhovah. L'argent est utilisé pour promouvoir la connaissance de la Bible, cela en utilisant tous les moyens appropriés. Parmi ceux-ci l'informatique, des imprimeries modernes et la fabrication de médias numériques. L'argent sert aussi à soutenir l'œuvre mondiale d'enseignement ainsi que la formation et l'entretien des missionnaires qui sont envoyés partout dans le monde.
24/ Sont-ils procéduriers en multipliant les démêlés avec la justice ?
Les faits: Si on se défend en justice, ou si on doit comparaître, cela ne signifie pas pour autant qu'on soit coupable ! Sinon que dire du magistrat Georges Fenech et de Monsieur Brard qui ont multiplié les mises en examen ces derniers temps ?
Si on entend souvent parler des Témoins de Jéhovah dans la presse concernant des affaires de divorces ou de diffamations, c'est que l'argumentaire anti sectaire est omniprésent chez leurs opposants et que seule la justice permet de remettre les pendules à l'heure.
Concernant ces injustices, le chef du Bureau des cultes a confié ceci lors de son audition parlementaire: "Dans plusieurs procédures de divorce, on constate que l’appartenance religieuse d’un des parents est invoquée auprès du juge par son conjoint, à tort et à travers. La jurisprudence y a mis un peu d’ordre, en rappelant que l’on devait apprécier d’abord le bien être de l’enfant, en précisant les conséquences néfastes avérées sur l’enfant et non en les présupposant du fait de l’appartenance spirituelle du parent".
25/ Le nom de Jéhovah serait-il une de leur invention ?
Les faits: Le nom divin Jéhovah, transcrit par YHWH (en hébreu), est une manière de rendre le nom de Dieu en français. D'autres traductions préfèrent Yahvé (ou Yahwé). Le terme Jéhovah est le nom usuel dans la langue française bien connu avant que le mouvement des Témoins de Jéhovah ne l'emploie au XIXème siècle : Victor Hugo l'utilisait dans ses poésies; Verdi dans son opéra (Nabucco), etc...(Voir sources)
26/ Rejetant la trinité doit-on les considérer comme des non-chrétiens ?
Les faits: Exiger l'acceptation de la doctrine de la trinité comme critère d'appartenance au christianisme relève de l'imposture si l'on s'en réfère à l'histoire.
Le dogme de la trinité est totalement étranger aux premiers chrétiens. C'est incontestable puisque ses bases ne sont posées qu'à partir des quatre premiers conciles de l'Eglise catholique Romaine qui ont eu lieu entre 325 et 421 de notre ère. Cela voulait-il dire que les premiers disciples de Jésus, qui ne s'appuyaient pas sur ce principe, n'étaient pas chrétiens ? Impossible.
Ensuite, du point de vue logique, la doctrine de la trinité n'est pas conforme à la raison. Ce 'Mystère' inconcevable est contradictoire dans son corpus et avec la Bible.
Enfin, tous les chrétiens admettent selon les évangiles que Jésus fut désigné comme le "Grand Prêtre" et le "médiateur entre Dieu et les hommes" au ciel (lettre de Paul aux Hébreux, et I Timothée 2:5). Personne ne peut concevoir honnêtement que ces rôles soient attribués à une partie de Dieu ou à une personne à l'intérieur d'une autre. Dieu ne peut pas être à la fois Médiateur au ciel, et Dieu !
Comme l’a rapporté le sociologue Philippe Barbey certains protestants vivent un « christianisme émotionnel ». En clair, ils sont attachés affectivement à l'image que Jésus soit le Dieu incarné sur terre. Cet attachement à la trinité a poussé certains premiers membres de l'ADFI dans les années 1980 à désigner les Témoins de Jéhovah comme une secte dangereuse. On connait la suite...
27/ Sont-ils homophobes ?
Les faits: Il faut tout d'abord rappeler que les Témoins de Jéhovah, comme les homosexuels, ont par le passé connus les camps de concentration nazis. La plupart des Témoins côtoient dans leur famille ou au travail des homosexuels et les traitent comme les autres, même s'il y a des exceptions de cas malheureux qui ne sont pas à généraliser.
Qu'en est-il de la différenciation entre la pratique et les penchants homosexuels ! Contrairement à ce qu'on peut lire, les Témoins de Jéhovah ont publié un article qui expliquait très clairement que de tels penchants pouvaient subsister dans l'esprit et le corps d'un témoin malgré ses efforts pour les extirper... - [La Tour de Garde (1/9/1983 p.25-6)] - . Il faisait remarquer aussi que des chrétiens qui ressentent de temps à autre du désir pour le même sexe, tout en combattant ces tendances, ne peuvent être considérés comme des homosexuels actifs.
Enfin, La Tour de Garde du 1/6/2002 p.11 rapporte le cas d'un jeune homme qui a été initié à des pratiques homosexuelles dès l'internat. Ses parents avait divorcé et il souffrait terriblement de ne pas avoir reçu leur affection. C'est dans les baraquements, en faisant son service militaire, qu'il s'est mis à envier le groupe d'homosexuels qu'il fréquentait. Au bout d'un an, il se définissait comme homosexuel. Ensuite, il s'est mis à fréquenter les clubs gays. Après avoir étudié la Bible avec les Témoins, il lui a fallu 14 mois pour changer d'attitude et se faire baptiser.
Ceci pour dire que le débat sur le caractère inné ou non de l'homosexualité est loin d'être clos, et qu'en général les Témoins de Jéhovah ne méprisent pas les homosexuels; ils leurs témoignent le même amour et intérêt que les autres (certains sont d'anciens "gays" et mariés).
28/ Leur organisation s'est-elle associée à l'ONU qu'elle aurait diabolisée ?
Les faits: En 1991, la Watchtower a déposé une demande pour s'associer en tant qu'ONG au DPI (Département d'Information Publique) de l'ONU, et non pas à l'ONU ! L'année suivante, elle en faisait partie. Un document à ce sujet indique que "l'intérêt principal de l'association entre des ONG et le DPI de l'ONU est la diffusion de l'information dans le but de faire connaître à un public élargi les principes, les activités et les réalisations des Nations Unies et de leurs agences"
Un autre document officiel disponible sur le site des Nations Unies précise à ce sujet:
"L'association des ONG avec le Département de l'information [DPI] ne constitue pas une incorporation au sein du système des Nations Unies et ne confère pas de privilège, immunité ou statut spécial aux ONG associées ou à leur personnel"
L'ONU aurait-elle était diabolisée par eux ?
La Tour de Garde du 1er octobre 1995 rappelait que "les Témoins de Jéhovah maintiennent une position de stricte neutralité politique et n'entravent pas l'action des gouvernements humains. Ils ne fomentent aucune révolution ni ne participent à des actes de désobéissance civile. Bien au contraire, ils reconnaissent qu'il faut, d'une manière ou d'une autre, un gouvernement pour maintenir l'ordre dans la société humaine. - Romains 13:1-7; Tite 3:1.
Les Témoins de Jéhovah considèrent les Nations Unies du même œil que les autres systèmes gouvernementaux du monde. Ils reconnaissent qu'elles continuent d'exister avec la permission de Dieu. En harmonie avec ce que dit la Bible, les Témoins de Jéhovah accordent à tous les gouvernements le respect qui leur est dû, et leur obéissent tant que cette soumission ne les amène pas à pécher contre Dieu. - Actes 5:29."
Même si les Témoins de Jéhovah ont identifiés l'ONU à "la bête sauvage de couleur écarlate" ou au "8 ème roi" selon le livre de la Révélation, ils partagent des idéaux de cette organisation, dont celui exposé devant le siège mentionnant une prophétie d'Isaïe invitant à "forger les épées en soc de charrue" c'est pourquoi ils sont en accord avec la Charte de la DPI. En accord avec leur foi, ils n'ont fait aucune compromission.
29/ Le fondateur du mouvement Charles Taze Russell était-il franc-maçon ?
Les faits: Voici ce que déclare la grande loge de la Colombie britannique et du Yukon (Canada).
"Des affirmations ont été faites selon lesquelles "Pasteur" Russel (1852/02/16-1916/10/31), fondateur de l' International Bible Students Association - précurseur des Témoins de Jéhovah - était un Franc-maçon; que la bannière figurant sur les anciens numéros de La Tour de Garde contenait des symboles maçonniques; et que la pierre tombale de Russel porte un symbole maçonnique de la croix et de la couronne. Russel n'était pas un Franc-maçon. Pas plus que les symboles trouvés sur La Tour de Garde, ni celui de la croix et de la couronne, ne sont exclusivement maçonniques. Le symbole de la croix et de la couronne n'apparaît pas sur la pierre tombale de Russel au Rosemont United Cemetery, Pittsburgh, Pennsylvania , mais il apparaît sur un mémorial érigé quelques années plus tard (...) Russel déclara très clairement : "Je n'ai jamais été Franc-maçon" (...) Bien que Russel écrivit à propos des pyramides et des Templiers, les pyramides ne sont pas une partie de la Franc-maçonnerie, et la compréhension de Russel à propos des relations entre les Franc-maçons et les Templiers modernes révèle une ignorance étrangère de ces deux organisations".
Voici ce qu'a écrit Charles Russell lui même à ce sujet :
"Nous remarquons aussi que l'ordre des Franc-maçons, s'il on en juge par son histoire, poursuit des objectifs ou buts secrets, autre que la fraternité et l'aide financière en cas de maladies ou de mort. Et pour autant que nous puissions en juger, il y a un certain degré de vénération païenne ou [des artifices] liées aux rites de cet ordre et de quelques autres, que les membres ne comprennent pas, mais qui, dans beaucoup de cas, servent à satisfaire le penchant de l'esprit naturel, pour l'adoration, et par conséquent les empêche de chercher l'adoration de Dieu en esprit et en vérité - à travers Christ, le seul Médiateur établi et Grand Maître. Dans la mesure où, de telles sociétés gaspillent un temps précieux en rites et cérémonies futiles et dénués de sens, et substituent l'adoration de leurs officiers, et l'utilisation de mots et de symboles qui n'ont pas de sens pour eux, à la vénération de Dieu, de façon appropriée - par Christ et selon la connaissance et le bon sens d'un esprit sain - dans cette mesure, ces sociétés sont cruellement mauvaises, quelque soient les gains ou les pertes financières qui découlent de l'adhésion à l'une d'entre elles." - Traduction en français de la Zion's Watch Tower, June 15, 1895, page 144.
Ces deux déclarations balaient d'un revers de manche les innombrables supputations abjectes concernant Charles Russell et la franc-maçonnerie.
30/ Le successeur de Russell, Joseph Rutherford était-il antisémite ?
Les faits: Il est faux de faire croire qu'il ait pu avoir une quelconque attitude hostile envers les juifs au regard de tous les faits disponibles. En 1932, l'idée de rétablissement de l'Israël moderne a été complètement abandonnée quand paru un éclaircissement sur la question dans le deuxième tome de Justification, par la Watch Tower. L'ouvrage démontrait clairement que la possibilité d'un retour de certains en Palestine n'avait pas pour but de glorifier Dieu puisque les juifs semblaient répéter les mêmes erreurs que leurs ancêtres en rejetant le message du Christ. Cette explication n'était aucunement teintée de racisme ni d'antisionisme pour la simple raison que les Témoins ont toujours prôné une attitude strictement neutre vis-à-vis des questions politiques. En aucun cas, ils n'ont souhaité influencer les dirigeants politiques sur le sionisme bien qu'à l'époque l'antisémitisme était très répandu du fait de la crise économique et de la propagande.
Or des détracteurs n'hésitent pas à interpréter à leur manière ce revirement de 1932, en prétendant que les Témoins se sont laissés gagner par l'antisémitisme grimpant d'alors au point d'avoir tenté de se compromettre avec Hitler sur la base d'une idéologie anti-juive commune. Il leur a suffit d'utiliser la lettre et la résolution prise par les Témoins de Jéhovah d'Allemagne en 1933 et envoyée à Hitler (lettre en réalité copiée par un Témoin qui a trahit les principes de la Société à l'époque), l'image de l'assemblée qui montre des croix gammées (à l'époque, ils ne pouvaient pas les retirer comme les publicités dans les stades sportifs), de soigneusement choisir les extraits en coupant des bouts de phrase et de proclamer haut et fort qu'on a la preuve irréfutable de l'antisémitisme des Témoins de Jéhovah et de leur tentative de compromis.
Voyez ces quelques preuves intéressantes que nous livre Carine Beaurain:
"Dès 1923, Alfred Rosenberg, chargé par le Führer de la surveillance de l'ensemble des formations et éducations spirituelles et idéologiques de la NSDAP, dénonce les Bibelforscher comme étant au service des Juifs, chargés d'hypnotiser les masses et de les préparer à la domination mondiale juive."
"Dans son livre Destruction du monde par les Étudiants de la Bible et les Juifs paru en 1925, l'écrivain Auguste Fetz dévoile les liens qui existeraient entre l´organisation des Bibelforscher et la communauté juive. Dans un précédent ouvrage publié en 1924, Fetz avait déjà accusé les Témoins de Jéhovah de poursuivre, à eux seuls, les objectifs de la franc-maçonnerie, du bolchevisme, de l´anarchie et du judaïsme, afin de provoquer une révolution et une anarchie mondiale, et un nouvel esclavagisme mondial. Selon lui, les nombreuses références, dans leurs écrits, au nom hébreu de Dieu (Jéhovah) ainsi que la mention de prophètes tels Abraham, Isaac et Jacob, font d'eux de dangereux militants sionistes. L´Association internationale des Étudiants de la Bible serait en réalité une organisation juive."
A ce sujet, le professeur Detlef Garbe, historien et directeur du Mémorial de Neuengame, qui a compulsé les archives allemandes et largement étudié le cas des Bibelforscher, a écrit à propos de eux qui accusent les Témoins de Jéhovah d'avoir cherché le compromis avec Hitler :
"Ils s'égarent dans leur critique, ou du moins ne prennent pas vraiment en compte le texte ni la situation. Ainsi, on ne pourra pas dire que les Témoins de Jéhovah s'identifient par là à des antisémites, ni ne se recommandent comme d'éventuels alliés (...). Des désignations comme "congrès de sympathie pour le national-socialisme" (...), ou l'assertion que la direction de la Watch Tower aurait cherché à "conclure un pacte avec Hitler" (...) relèvent autant d'une approche orientée par la volonté de discréditer, que la lecture (...) qui découvre dans la Déclaration le soutien criminel de la politique hitlérienne antisémite."
Si les Témoins de Jéhovah sont arrivés à la conclusion qu'en tant que nation le peuple juif avait perdu sa position de faveur, ils n'ont jamais conclu qu'ils étaient devenus un peuple moins respectable qu'un autre. Ils ont continué à annoncer les évangiles aux individus juifs comme aux autres.
En conclusion de toutes ces idées reçues passées au peigne fin, on ne peut s'empêcher de citer Joseph Maistre qui a écrit: 'Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables, et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir ce qu'ils font'.
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09.07.2011
Une 'police des esprits' financée avec l'argent de nos impôts discréditée
Moment d'anthologie dans l'histoire de la lutte antisecte en France, le 15 juin dernier:
Il semble que le message 'inquisiteur' de la MIVILUDES fatigue bel et bien les médias. Pour la première fois Georges Fenech, président de la Mission interministériel de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) a été confondu à la télé (sur I-télé ) par un journaliste qui va au fond des choses au sujet de la pertinence de son action ...D'ailleurs le titre de l'émission est "anti-sectes ou police des esprits ?". Il est vrai que l'invité n'est pas habitué à se manque d’allégeance, d'autant plus qu'il a souvent vendu son concept sectophobe lors d'émissions montées de toutes pièces, sans contradictoire. C'est pourquoi sur le plateau M.Fenech s'est trouvé bien mal à l'aise devant Robert Ménard un journaliste objectif, au point de tomber dans l'incohérence et le grotesque. Jugez-en par vous même :
R. Ménard : (…) « En gros le 21 décembre 2012, c’est la fin du monde et donc vous dites, attention, si j’ai bien compris, qu’il n’y ait pas des gens qui prennent ça au sérieux et qui se disent, je ne sais pas, des suicides collectifs, enfin des folies comme ça. Vous en faites pas un peu trop pour quatre fous furieux, honnêtement ? »
G. Fenech : « Robert Ménard, l’Ordre du Temple Solaire en 1995, 16 morts… ».
R. Ménard : « Je me souviens, oui ».
G. Fenech : « Dans le Vercors, partis sur l’étoile de Sirius ».
R. Ménard : « Vous croyez vraiment qu’on peut revivre quelque chose comme ça ? ».
G. Fenech : « Le Temple du Peuple du Guyana, 900 morts, dont 274 enfants, 1000 morts en Ouganda, 12 morts dans le métro de Tokyo. Quand on a affaire à des illuminés qui exploitent ces peurs, la fin du monde, vous savez, c’est la 183ème depuis la chute de l’Empire romain ».
R. Ménard : « Y a toujours des fous, qu’est-ce que vous allez faire, vous allez vous planter là pour les empêcher ? ».
G. Fenech : « L’exploitation mercantile de ce phénomène 2012, de ce buzz Internet médiatique basé sur le calendrier maya pour exploiter ces peurs. Vous avez des gens qui se laissent avoir. C’est leur droit de croire en la fin du monde. Moi ce que je veille, hein, … ».
R. Ménard : « Quoi, c’est qu’ils entrainent pas avec eux un certain nombre de gens ».
G. Fenech : « Je suis un petit peu, non pas sur le chemin de Compostelle, mais sur le chemin qui mène à Bugarach (…) pour prendre une comparaison je suis un peu le radar pédagogique sur ce chemin ou les annonces sur un paquet de cigarettes : vous avez le droit de fumer mais vous savez à quoi vous vous exposer. Vous avez le droit d’aller dans ces formations sectaires (…) mais sachez qu’à un certain moment, vous risquez gros ».
R. Ménard : « Deuxième partie du rapport alors, ça me semble autrement plus grave, si je peux me permettre, les gourous thérapeutiques enfin tous les charlatans !, qui racontent qu’ils vont guérir le cancer avec du jus de citron ou que sais-je encore, il y en a beaucoup en France ? ».
G. Fenech : « Il y en a beaucoup, il y en a des milliers. Il y en a des milliers aujourd’hui ».
R. Ménard : « Mais qui viennent en plus de la médecine traditionnelle ou qui devant la peur des gens, qu’on comprend quand on sait plus où on va, proposent des alternatives et donc les risques que ça représente ».
G. Fenech : « On est là aussi sur un terrain des libertés, chacun a la liberté de se soigner comme il veut, de se laisser mourir s’il le veut, c’est la loi Kouchner. Nous, ce que nous faisons, nous avertissons les citoyens avec le Ministère de la santé. Attention, vous avez des gourous thérapeutiques qui vont exploiter une souffrance, une peur, le cancer ça fait peur, la première cause de mortalité en France. (…) Eh bien vous avez ces gourous qui disent : « La médecine, abandonnez, abandonnez la chimiothérapie, ça va vous faire du mal, nous on sait d’où vient votre cancer (…) ». C’est contre ça qu’on lutte ».
R. Ménard : « Absolument et moi j’ai envie de vous applaudir trois fois quand vous dites ça. Est-ce que quand même vous en faites pas trop ? Parce que j’ai quand même en mémoire, à un moment donné c’était le coaching qui posait problème, après c’était les psychanalystes ».
G. Fenech : « Ça pose toujours problème ».
R. Ménard : « Enfin quand même pas tout, il y a des choses sérieuses, il y a des choses dangereuses, vous l’avez dit, et il y a des choses qui sont de la bêtise à l’état pur (…). Vous n’allez pas emprisonner tous les abrutis ».
G. Fenech : « Euh, non parce qu’il faudrait construire beaucoup… ».
R. Ménard : « Non, vous en faites pas trop sérieusement ? ».
G. Fenech : « Ecoutez, moi, ce que je crois, c’est qu’on vit dans un système de liberté que nous respectons, liberté de croyance, d’association… La ligne jaune, ma ligne conductrice, c'est tout ce qui trouble l'ordre public, tout ce qui enfreint la loi, tout ce qui est un risque pour la santé publique et surtout les enfants qui sont concernés ».
R. Ménard : « Le coaching et les enfants, c’est quoi ? »
G. Fenech : « Le coaching, c’est très bien, le développement de soi, etc. Simplement, ce qui nous attire dans ces organismes de formation professionnelle : on vous dit pas que, derrière, on va vous distiller des principes de Ron Hubbard, fondateur de l’Eglise de Scientologie, par exemple ».
R. Ménard : « On y va justement. Alors, c’est ça où il y a le problème, quand même. (...) Les Témoins de Jéhovah, c'est une secte pour vous ? Vous l’avez dans votre liste ».
G. Fenech : « Moi, je ne sais pas ce que c’est qu’une secte, je n’ai pas de liste, vous posez des questions, je vous réponds. Il n’y a pas de définition juridique d’une secte, je ne lutte pas contre les sectes ».
R. Ménard : « Vous considérez que les Témoins de Jéhovah sont des gens dangereux ? ».
G. Fenech : « Je considère que les Témoins de Jéhovah posent des problèmes réels à l’ordre public ».
R. Ménard : « Comment vous avez réagi au fait que maintenant dans les prisons, vous l’avez vu, les Témoins de Jéhovah vont obtenir des aumôniers ? C’est une secte ou pas une secte, il faudrait savoir ? Vous, vous êtes interministériel et vous dites : « C’est une secte », quoi que vous ayez comme prudence ici et on voit le Ministère de la justice se faire condamner parce qu’il n’y a pas jusqu’à présent d’aumôniers Témoins de Jéhovah. Est-ce que là vous sortez pas de votre job pour aller sur le domaine des croyances des gens ? Et j’ai le droit de croire si je veux à ce que je veux ».
G. Fenech : « Votre interrogation, elle est légitime mais pour comprendre ce problème, il faut savoir d’abord que cette décision de condamnation, qui est réelle, n’est pas définitive... ».
R. Ménard : « On verra, on verra, mais c’est signe d’un malaise, quand même, que c’est pas aussi simple que vous le dites ».
G. Fenech : « Moi je ne suis pas contre à ce qu’un ministre du culte des Témoins de Jéhovah aille rencontrer un Témoin de Jéhovah qui le souhaite lors d’un parloir cultuel. Là où je suis beaucoup plus réservé, c’est de donner un statut d’aumônier qui est un statut… ».
R. Ménard : « Pourquoi ? ».
G. Fenech : « …où on a les clés de la prison, parce que c’est une organisation qui fait du prosélytisme et il risque de se produire un désordre ».
R. Ménard : « Attendez, il y a des catholiques qui font du prosélytisme... »
G. Fenech : « Non ».
R. Ménard : « Il y a des protestants, vous rigolez. Il n’y a pas des regroupements protestants qui font du prosélytisme ? Ceux qui gagnent le plus en adeptes en ce moment, ce sont les sectes protestantes ! ».
G. Fenech : « Vous avez jamais vu chez vous arriver deux personnes ? (…) Vous avez vu des catholiques ou des protestants ? »
R. Ménard : « Et ça vous gêne ? »
G. Fenech : « Mais ça ne me gêne pas, sauf que quand on est en prison c’est un lieu protégé, on a une population de détenus fragiles et il faut les protéger. Alors je suis pour l’exercice du culte… Ce sont les modalités… »
R. Ménard : « Mais s’ils ont envie de croire à ça ; c’est comme les scientologues, c’est leur droit, c’est une autre secte ».
G. Fenech : « Si les gens veulent se laisser mourir et refusent une transfusion sanguine, c’est leur droit. Moi ça me choque, je vais vous dire franchement, surtout quand il s’agit d’enfants, d’ailleurs… ».
R. Ménard : « Attendez, il y a des manières de lutter contre ça. Non mais ce que je veux dire, c’est que appeler « secte » l’Eglise de Scientologie, ça peut paraître des hurluberlus complets, en même temps, en même temps, Nicolas Sarkozy, je vous rappelle qu’il avait reçu Tom Cruise qui est quand même l’ambassadeur de l'Eglise de Scientologie. Là aussi, alors, c’est une secte ou pas ? Là encore, est-ce que vous ne vous mêlez pas, au fond, de ce qui ne vous regarde pas ? ».
G. Fenech : « Je ne suis pas une police de la pensée ».
R. Ménard : « Un petit peu ».
G. Fenech : « Je ne suis pas une police de l’esprit ».
R. Ménard : « Un petit peu ».
G. Fenech : « Des esprits criminels, oui ».
R. Ménard : « Non mais attendez, là… »
G. Fenech : « Ceux qui enfreignent la loi, oui ».
R. Ménard : « Là oui, mais on les sanctionne comme on sanctionne, vous, si vous faites quelque chose de pas bien ».
G. Fenech : « Bien sûr, bien sûr, mais moi je ne suis pas là pour sanctionner, je suis une institution… »
R. Ménard : « Enfin quand vous montrez du doigt, ça stigmatise… ».
G. Fenech : « Je fais de la prévention. Oui, il m’arrive de stigmatiser certains mouvements parce qu’ils sont porteurs de danger ».
R. Ménard : « Je me rappelle en 1995, c’était pas vous, les Témoins de Jéhovah avaient été montrés du doigt, il y avait des salles qui avaient été brulées, des Témoins de Jéhovah qui avaient été agressés ».
G. Fenech : « C’est regrettable ».
R. Ménard : « Mais oui mais non, c’est parce qu’on avait dit « c’est une secte, il faut leur taper dessus » ».
G. Fenech : « C’est regrettable, c’est regrettable, nous on tape sur personne, on dénonce des dangers ».
R. Ménard : « Mais même aux Nations-Unies, ils ne sont pas d’accord avec vous, rappelez-vous, ils ont posé des questions, je me rappelle de résolutions des Nations Unies, de prises de position en disant : « Attention, en France on a une drôle de conception des sectes ».
G. Fenech : « Ce sont des ONG qui sont des faux nez de ces organisations sectaires qui sont accréditées auprès des Nations Unies ».
R. Ménard : « Alors ça, c’est trop facile quand c’est les Nations Unies qui vous remettent en cause ».
G. Fenech : «Non, c’est pas les Nations Unies… ».
R. Ménard : « Quoi, ils sont infiltrés par les sectes ? ».
G. Fenech : « … Ce sont des ONG qui sont des faux nez encore une fois, qui sont accréditées auprès du Conseil de l’Europe, auprès de l’ONU, auprès des instances internationales, elles font un lobbying extraordinaire. Encore une fois je respecte l’Etat de droit et les libertés, ce qui m’importe c’est de protéger les populations vulnérables contre des charlatans !, qui vous promettent monts et merveilles et au final vous perdez tout, y compris votre vie ».
R. Ménard : « Georges Fenech, merci, je ne sais plus qui c’était qui disait : « Une Eglise, c’est une secte qui a réussi », mais ce n’est pas votre point de vue (…)».
Vous avez bien entendu; Monsieur Fenech, président de la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires "ne sait pas ce qu'est une secte", donc on se demande sur quelle base il peut définir une dérive sectaire !!!
Quand on sait que le crédit de fonctionnement de la Miviludes tourne aux alentours de 150 000 € par an à quoi sert donc l'argent de nos impôts ? Il y a des mouvements dangereux et cela personne ne peut le nier, par exemple les satanistes, et pourtant sur quoi se focalisent les membres de la MIVILUDES à la télé ...?
Il n'est pas difficile de savoir si l'argent de nos impôts est bien utilisé compte tenu des résultats désastreux de cette Mission pourtant labélisée 'officielle' !
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30.06.2011
La CEDH condamne la France pour discrimination envers les témoins de Jéhovah
C'est un arrêt important que bizarrement les médias à la télé n'ont pas relayé et qui pourtant fera certainement date. Les 7 juges de la Cour européenne des Droits de l'homme viennent de condamner, à l'unanimité, le gouvernement français, ce matin, pour violation de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme pour avoir taxé les dons manuels reçus par l'Association des Témoins de Jéhovah entre 1993 et 1996 !

Une décision susceptible d'appel
L'arrêt de la CEDH, – qui peut encore faire l'objet d'un renvoi devant la grande chambre de la cour –, concerne un contentieux, qui opposait depuis plus de quinze ans l'association des Témoins de Jéhovah à l'administration fiscale française.
"C'est une victoire", déclare au Monde l'avocat des Témoins, Philippe Goni, qui souligne "l'unanimité" des sept juges européens, dont le Français Jean Paul Costa.
Après avoir dénoncé une "procédure viciée" qui "porterait atteinte à leur liberté de religion " les Témoins de Jéhovah estiment être l'objet d'une véritable discrimination fiscale qui ne touche aucune autre religion puisqu'ils se sont vus infliger en mai 1998 un redressement fiscal dont le montant atteignait 57,5 millions d'euros en 2010.
En application de l'article 41, les juges ont demandé au gouvernement français, en particulier le Ministère des affaires étrangères, de trouver un arrangement avec la Fédération chrétienne des témoins de Jéhovah, pour restituer ce qui a été confisqué (environ 4,5 millions d'euros et ainsi que les biens immobiliers séquestrés appartenant à l'association des Témoins de Jéhovah).
Dans le cas contraire le gouvernement a jusqu'au 30 septembre prochain pour saisir la grande chambre et faire appel; le délai étant fixé à 3 mois selon les articles 43 et 44 avec le risque -si la demande de renvoi est acceptée- d'avoir un avis définitif dont l'application sera surveillée par les ministres du conseil de l'Europe. Sur la question des sommes et des biens saisis lors du contrôle fiscal, la Cour statuera à une date ultérieure et non encore connue.
La France doit revoir sa copie
«C’est la première fois que la France subit une telle condamnation, se félicite l’avocat, Me Philippe Goni. Cela signifie que l’État ne peut pas exécuter le recouvrement, qu’il doit rembourser les sommes déjà saisies [...] et qu’il doit lever les saisies pratiquées sur les biens immobiliers de l’association depuis 1998.»
Selon Le Monde du 30 juin, "des règlements à l'amiable ont déjà été envisagés ces derniers mois. Ils ont notamment buté sur le refus des TJ de régler une partie des sommes dues et la nécessité pour le gouvernement de passer par le Parlement pour effacer le recouvrement.
"Le Quai d’Orsay réfléchirait d'ores et déjà à l’action à mener selon le journal La Croix.
Compte tenu du fait qu'il y a énoncé de loi après son application il y a fort à parier que les 17 juges de la grande chambre (plus nombreux) ne se laisseront pas convaincre par d'autres arguments avancés par le Quai d'Orsay, à moins qu'il y ait de sa part une volonté politique de gagner du temps...Mais que peut-il rassembler d'autres vu que depuis près de 20 ans pendant que la justice n'a rien apportée de consistant contre les témoins de Jéhovah, ceux-ci ont rendu parfaitement légales toutes leurs structures ? Et comment pourrait-il retourner une décision qui a fait l'unanimité des juges ?
Nous espérons que Monsieur Alain Juppé traite ce sujet délicat hérité de ses prédécesseurs avec plus d’intelligence et qu'il mette fin à cette lourde injustice.
Un préjudice moral bien orchestré
A présent que nul ne peut agiter cet impôt confiscatoire comme une preuve de malhonnêteté chez les Témoins de Jéhovah, quel dédommagement faudra t'il pour compenser quinze années de préjudice moral envers plus de 250 000 citoyens pacifiques et respectueux des lois ?
Aussi comme leur image fut bien ternie après avoir subi le contre coup d'une loi fiscale bizarrement modifiée ensuite pour ne concerner qu'eux, comment peut-on croire que l'Etat ne visait leur religion ?
Il est bien curieux qu'aucune chaîne télé jusqu'à présent n'ait relayée cette victoire. Il est peut être temps de revoir cette attitude peu objective qui consiste à ne divulguer que l'information négative en ce qui concerne les minorités de conviction.
Des réactions de lecteurs français surprenantes
Dans Le Monde en ligne on peut lire ce genre de témoignages plutôt étonnants:
"Je ne suis pas TJ, et je ne porte pas de jugement sur les raisons d'être de l'association. Je laisse cela à d'autres experts. Mais je suis scandalisé par la morgue affichée par une partie de l'administration française, incapable d'abriter des juristes compétents susceptibles de conseiller les décideurs 'autoproclamés politiques'! La réaction de la cour européenne était hautement prévisible. Alors pourquoi s'obstiner à défier les règles européennes que l'on contribue à créer. Que d'arrogance!"-Sous le pseudo 'L'Europe en marche'
"Tous les fiscalistes qui ont suivi cette affaire depuis le TGI de Nanterre savaient que l'interprétation du fisc validée par la cour de cassation était complètement délirante; il est vraiment lamentable qu'il faille attendre que la CEDH fasse son boulot."-Oiseau moqueur
"Je n'ai aucune sympathie pour la doctrine des Témoins, qui est fermée et dogmatique : mais ils ont droit de penser ce qu'ils veulent. En France dès qu'on sort du rang, c'est-à-dire être :catho, ou juif, ou musulman, ou athée alors on est suspecté de secte et soumis à une sorte de harcèlement administratif et fiscal. C'est bien d'être contre les sectes, mais il faudrait l'être avec bon sens. Il y a des tas de pays où les TJ vivent comme religion minoritaire sans poser de problèmes."-Ulysse
"Merci à la CEDH, qui aide la France - qui en a bien besoin, peut-être à cause de ses origines catholiques, religion historiquement intolérante - à rester un État laïque. Et merci aux TJ pour leur combat, parfaitement légitime. En outre, je les connais depuis 20 ans et, athée, je les apprécie, pour leurs règles morales, leur convivialité et leur souci d'aider l'autre à se rapprocher de Dieu, dans le respect de sa liberté. Les traiter de secte, c'est pour moi être sectaire."-Pierre Delmas
"L'Etat doit laisser chacun croire dans la religion de son choix (ou l'irréligion), sans athéisme ni catholicisme officiellement promus. La participation des évêques aux commissions chargées de recenser les prétendues "sectes" n'est d'ailleurs pas normale. Pourquoi les dons aux TJ seraient-ils traités différemment de ceux au Vatican ? Parce que c'est la religion du roi ? Je précise que je ne suis pas TJ."-Hum Hum
Un signal fort pour un pluralisme religieux
Si on s'aperçoit que cette décision est largement reprise dans la presse écrite, on ne que se réjouir de constater que de plus en plus de journalistes et de lecteurs n'emploient plus les termes péjoratifs « secte » et « adeptes » à leur sujet. Ils parlent plus volontiers de « mouvement » et de « fidèles », au point de classer parfois de tels articles sous le thème « religion ».
A cet occasion la Cour de Strasbourg a martelée cette jurisprudence fondatrice:
"Il convient de rappeler que le libre exercice du droit à la liberté de religion des Témoins de Jéhovah est protégé par l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme"
Dans un communiqué l'association des Témoins de Jéhovah a estimé que "la motivation de la Cour constitue un sérieux rappel à l'ordre pour tous ceux qui s'opposent au pluralisme religieux"
De plus en mai dernier, la justice française avait reconnu le droit des Témoins de Jéhovah d’avoir des aumôniers dans les prisons. Une décision prise contre l’avis du ministère de la justice.
C'est avec ces toutes dernières victoires juridiques que l'on voit les derniers obstacles s'écarter pour une pleine reconnaissance des Témoins de Jéhovah dans le paysage socio-religieux en Europe et par voie de conséquence dans le reste du monde où les libertés sont facilement bafouées.
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Communiqué de presse de la CEDH condamnant la taxation des témoins de Jéhovah
EXTRAIT DU COMMUNIQUÉ DE PRESSE:
"Les dons perçus par l'association Les Témoins de Jéhovah ont ete taxés en vertu d’une loi trop imprécise
Dans son arrêt de chambre, non définitif [1], rendu ce jour dans l’affaire Association LesTémoins de Jéhovah c. France (requête no 8916/05) la Cour européenne des droits de l’homme dit, à l’unanimité, qu’il y a eu :
Violation de l’article 9 (droit à la liberté de religion) de la Convention européenne des droits de l’homme.
L’affaire concerne un redressement fiscal de plusieurs dizaines de millions d’euros dirigée contre l’association Les Témoins de Jéhovah. Selon cette association, la procédure en question était viciée et, vu son ampleur, porterait atteinte à sa liberté de religion.
Principaux faits
La requérante, l’Association Les Témoins de Jéhovah, est une association française enregistrée en 1947 et ayant son siège social à Boulogne-Billancourt (France). Elle a en particulier pour objet « d’apporter son concours à l’entretien et à l’exercice du culte des Témoins de Jéhovah ». Affirmant réunir plus de 17 millions de pratiquants dans le monde, dont plus de 250 000 en France, les Témoins de Jéhovah se décrivent comme constituant une religion chrétienne, dont la foi est entièrement fondée sur la Bible. Leur culte est financé par des « offrandes ». Dans le rapport parlementaire de 1995 intitulé «Les sectes en France », les Témoins de Jéhovah furent qualifiés de secte.
L’association requérante indique qu’après ce rapport, elle aurait fait l’objet de mesures destinées à la marginaliser. Elle fit en particulier l’objet d’un contrôle fiscal. Sur la base des informations collectées lors de ce contrôle, elle fut mise en demeure de déclarer les dons qu’elle avait encaissés de 1993 à 1996. L’association refusa et demanda à bénéficier de l’exonération fiscale qui prévaut pour les dons et legs faits aux associations cultuelles, aux unions d’associations cultuelles et aux congrégations autorisées (article 795-10o du Code Général des Impôts, CGI). L’association requérante n’ayant pas procédé à la déclaration demandée par l’administration fiscale, elle se vit adresser une procédure de taxation d’office des dons manuels dont elle avait bénéficié et « qui ont été révélés à l’administration fiscale au cours des vérifications de comptabilité dont elle a fait l’objet » au sens de l’article 757 du CGI. En mai 1998, un redressement portant sur l’équivalent d’environ 45 millions d’euros lui fut notifié (environ 23 millions à titre principal et 22 millions au titre de pénalités et intérêts de retard). L’association souligne que l’impôt exigé affecte les « offrandes » de 250 000 personnes sur quatre ans (soit un montant moyen de 4 euros par personne et par mois sur la période 1993-1996).
En janvier 1999, l’association requérante adressa une réclamation officielle au fisc. Celleci fut rejetée en septembre 1999. L’association assigna le directeur des services fiscaux qui avait rejeté sa réclamation devant le tribunal de grande instance de Nanterre.
Le 4 juillet 2000, le tribunal débouta l’association requérante de ses demandes. Il jugea que l’article 757, sur lequel la procédure de taxation d’office avait été fondée, s’appliquait tant aux personnes physiques qu’aux personnes morales, et que c’était donc à bon droit qu’il avait été appliqué à l’association requérante. Il jugea également que cette dernière n’était pas fondée à prétendre bénéficier des exonérations réclamées. Le 28 février 2002, la Cour d’appel de Versailles confirma ce jugement. Le 5 octobre 2004, la Cour de cassation rejeta le pourvoi de l’association requérante.
Selon les dernières informations communiquées par le Gouvernement français, la somme réclamée à l’association Les Témoins de Jéhovah était de plus de 57,5 millions d’euros.
Griefs, procédure et composition de la Cour
Invoquant notamment l’article 9, l’association Les Témoins de Jéhovah soutenait que la procédure fiscale litigieuse allait à l’encontre de sa liberté de religion.
La requête a été introduite devant la Cour européenne des droits de l’homme le 24 février 2005 et déclarée partiellement irrecevable le 17 juin 2008. Le grief tiré de l’article 9 a quant à lui été déclaré recevable le 29 septembre 2010. European Association of Jehovah’s christian witnesses a été autorisée à soumettre des observations.
L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :
Dean Spielmann (Luxembourg), président,
Elisabet Fura (Suède),
Jean-Paul Costa (France),
Karel Jungwiert (République Tchèque),
Mark Villiger (Liechtenstein),
Isabelle Berro-Lefèvre (Monaco),
Ganna Yudkivska (Ukraine), juges,
ainsi que de Claudia Westerdiek, greffière de section.
Décision de la Cour
La Cour a déjà jugé dans plusieurs affaires que l’article 9 protège le libre exercice du droit à la liberté de religion des Témoins de Jéhovah. Concernant le cas de l’association requérante, la Cour recherche donc, tout d’abord, si le redressement fiscal litigieux a constitué une ingérence dans son droit à la liberté de religion, puis le cas échéant si cette ingérence était acceptable du point de vue de la Convention.
Elle constate que le redressement fiscal en question a porté sur la totalité des dons manuels perçus par l’association, alors que ceux-ci constituaient la source essentielle de son financement. Ses ressources vitales ayant ainsi été coupées, elle n’est plus en mesure d’assurer concrètement à ses fidèles le libre exercice de leur culte. Il y a donc bien eu une ingérence dans le droit de l’association requérante à la liberté de religion.
Pour qu’une telle ingérence soit acceptable du point de vue de l’article 9, il faut avant tout qu’elle soit « prévue par la loi », et la loi en question doit être énoncée avec suffisamment de précision pour être prévisible : le citoyen doit pouvoir régler sa conduite en conséquence.
La « loi » sur la base de laquelle les dons à l’association Les Témoins de Jéhovah ont été taxés d’office était l’article 757 du CGI, en vertu duquel les dons manuels « révélés » à l’administration fiscale sont sujets aux droits de donation.
Or, la Cour distingue deux raisons pour lesquelles cet article et l’application qui en a été faite dans le cas de l’association requérante n’étaient pas suffisamment prévisibles.
Premièrement, l’article litigieux ne donnait aucune précision sur le « donataire » visé, ce qui, en particulier, ne permettait pas de savoir s’il était applicable aux personnes morales, donc à l’association requérante. La Cour relève, à la lumière des travaux législatifs pertinents, que le texte en question a été rédigé pour encadrer les transmissions de patrimoine au sein des familles et ne concernait que les personnes physiques. Ce n’est qu’en 2005 qu’une instruction (publiée au Bulletin officiel des impôts) a précisé qu’en vertu d’une réponse ministérielle de 2001, cet article était applicable aux dons manuels réalisés au profit d’associations. Or, le redressement visant l’association Les Témoins de Jéhovah était plus ancien (1998).
Deuxièmement, concernant la notion de « révélation » des dons au sens de l’article 757, la Cour observe que c’est dans la présente affaire qu’il a pour la première fois été retenu que la présentation de la comptabilité exigée dans le cadre d’un contrôle fiscal valait « révélation ». Cette interprétation de l’article – qui ne donne lui-même aucune précision sur les circonstances de la « révélation » - était difficilement prévisible pour l’association, dans la mesure où jusqu’alors les dons manuels échappaient à toute obligation de déclaration. La taxation des dons manuels de l’association requérante ayant dépendu de la réalisation d’un contrôle fiscal, l’application de la loi fiscale a été imprévisible.
Au final, l’ingérence dans le droit de l’association requérante au respect de sa liberté de religion n’était pas « prévue par la loi » au sens de l’article 9, qui a été violé.
Article 41
L’association demandait l’annulation du redressement, la restitution des sommes saisies à l’occasion du contrôle fiscal (plus de 4,5 millions d’euros, plus intérêts), ainsi que des sommes pour dommage moral et frais et dépens. La Cour juge que cette question n’est pas en état et la réserve. Elle sera tranchée ultérieurement à la lumière d’observations complémentaires des parties et/ou d’un accord éventuel entre elles.
Opinion séparée
Le juge Costa a exprimé une opinion séparée dont le texte se trouve joint à l’arrêt. L’arrêt n’existe qu’en français.
Rédigé par le greffe, le présent communiqué ne lie pas la Cour. Les décisions et arrêts rendus par la Cour, ainsi que des informations complémentaires au sujet de celle-ci, peuvent être obtenus sur son site Internet. Pour s’abonner aux communiqués de presse de la Cour, merci de s’inscrire aux fils RSS de la Cour.
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Nina Salomon (tel: + 33 3 90 21 49 79)
La Cour européenne des droits de l’homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.
[1] Conformément aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arrêt de chambre n’est pas définitif. Dans un délai de trois mois à compter de la date de son prononcé, toute partie peut demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un collège de cinq juges détermine si l’affaire mérite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l’affaire et rendra un arrêt définitif. Si la demande de renvoi est rejetée, l’arrêt de chambre deviendra définitif à la date de ce rejet.
Dès qu’un arrêt devient définitif, il est transmis au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe qui en surveille l’exécution. Des renseignements supplémentaires sur le processus d’exécution sont consultables ici"
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